
Autrefois, la mairie de Poix-de-la-Somme, se situait en haut de la rue Saint Denis à la croisée des route Nationales de Paris-Boulogne et Amiens-Rouen.
Il s'agissait d'un édifice très élégant à un étage surmonté d'un clocheton où trônait une horloge de belle taille. Je suppose qu'une cloche Républicaine devait y sonner en réponse aux fontes cléricales de l'Eglise Saint Denis.
Les jeunes conscrits y passaient le conseil de révision en vue de vérifier leurs aptitudes au service militaire.
L'hôtel de ville rasé, fut un temps remplacé par la Perception. L'étroitesse des trottoirs faisait craindre le pire jusqu'à la création de la rocade. Les poids lourds qui se dirigaient vers Rouen avaient souvent les roues des remorques qui montaient sur le trottoir. Les Poyais manifestèrent dans les années 70 pour la création de la déviation. Enfant, je me souviens avoir participé à un "sitting" sur la "Nationale", face à l'actuelle mairie. Dans les années 1900, un bourrelier semblait ne pas manquer de travail sur la droite de la route. Un magasin LA RUCHE PICARDE puis un Photographe occupèrent ces locaux devenus maintenant une maison d'habitation.
Avant guerre, la circulation n'était constituée que de charriots attelés de chevaux. Une belle maison à encorbellements faisait face à l'actuelle boulangerie rue Saint Denis.
Le carrefour des RN1 et RN 29 avec en second plan l'hôtel du Cheval Blanc. La maison mitoyenne à la mairie existe toujours. Une rumeur a circulé disant que si elle n'avait été la propriété d'un notaire adjoint au Maire de Poix de surcroit, elle aurait été détruite pour réaménager le carrefour et élargir les trottoirs. Restaurée il y a quelques années, les fenêtres donnant sur le jardin se sont fardées de jolies couleurs chaudes et romantiques.
Un début d'éclairage public de part et et d'autre du porche d'entrée.
Quelques années ont passé. L'électricité à fait son apparition remplaçant les becs de gaz. La circulation automobile a fait son apparition. Un garage Renault était implanté face à la Justice de Paix.
Dans les années soixante un nouvel hôtel de ville est construit rue du Docteur Barbier . La ville s'étant étendue, l'édifice est agrandi dans les années 90, mais plus aucune carte postale ne vient le constater.

Le niveau de la Poix ne semble pas beaucoup plus vaillant qu'actuellement.
Les problèmes de stationnement n'étaient pas encore une préoccupation... et les arrêts en double file ne gênaient guère.
Le chef lieu de canton connaissait une activité soutenue avec ses foires et marchés. 
à la croisée desquelles s'élevait une superbe halle couverte.
La petite place se nommait alors place du marché au Beurre. Cette carte me tient particulièrement à coeur puisqu'on y voit l'épicerie de mes arrières grands-parents puis grands -parents.
Située à l'emplacement de l'actuelle étude notariale, à droite de l'ancienne Poste.
Certaines maisons n'ont pas changé, en particulier à gauche de la place. Le côté droit a été rasé et reconstruit.
D'après cette carte, la rue du Petit Moulin qui fait l'angle de l'ancien magasin "Daniel" n'existait pas.
En revanche les maisons de ce côté de la rue n'ont quasiment pas changé. J'ai habité quelques années celle du fond à gauche.
Le 2 août 1920, la place du marché au beurre devient la place du 11 novembre 1918. Le monument aux morts est inauguré en grandes pompes.
Poix rend hommage à la mémoire de ses enfants morts à la guerre. Le soldat de 1° classe Laffite André, matricule 76, fut fauché par la mitraille allemande à Alveringhem en Belgique, le 5 novembre 1914 à 21 heures. Il y repose avec ses compagnons d'infortune du 8° bataillon de Chasseurs à Pied, première compagnie. Son nom gravé sur le monument de Poix est tout ce qui reste du jeune frère de mon grand-père. Il n'avait pas beaucoup plus de 20 ans.
Les abords du monument ont été protégés de grilles. On aperçoit la fenêtre de ma chambre d'adolescent au premier étage de la maison au fond à gauche de la place.
La place du marché aux veaux avec et sans personnages. Une vue qui rappelle singulièrement celle qui nous était offerte quand la salle des fêtes a été rasée. Quelle perspective !!! S'il m'avait été donné de décider, j'aurais réinstallé une halle pour les marchés dominicaux et déplacé la salle des fêtes vers les hauteurs de la zone artisanale.
Içi, l'éditeur la baptise place du marché aux Chevaux !!! et ce n'est pas fini
Sur cette vue ou se dresse l'actuelle Poste et la perception, l'endroit a pris de le nom de place du Franc Marché.
Sous un autre angle et plus récemment, la Poste fait face au square du Docteur Lourdel.
Aux abords du Trianon cinéma, un autre abreuvoir à bestiaux . Les haras se tenaient à proximité. Il en subsiste des bâtiments à l'entrée du chemin de Meigneux.
Après la seconde guerre mondiale, la ville fortement détruite renaît de ses cendres une fois de plus. ET SEMPER MANET !
La salle des fêtes remplace la halle,
mais des couverts sont prévus pour abriter les commerçants les jours de marché.
Les aménagements se sont poursuivis, le centre de la place a été réhaussé, des bordures en ont délimité le périmètre.
Et petit à petit, le stationnement est devenu un problème.




(Au début du XX° siècle, les photographes préféraient les cartes avec animation. )

quand les vieilles maisons ont été remplacées par un jardinet,
offrant une superbe perspective aux yeux du promeneur.
Un air de ressemblance avec ce dessin de DUCOURTIOUX qui orne des enveloppes récentes.
Sur la seconde volée de marches, le remarquable porche offre une vue inégalée sur la façade de l'ancienne gendarmerie qui sera peut-être un jour remise en état. ( Dommage qu'un tel symbole républicain ne soit pas conservé par la commune. Un tel édifice avec ses jardins aurait pu accueillir une crèche, une maison des associations, un musée, une galerie... mais revenons en à l'Eglise ) 


Vue latérale avec la porte du clocher dans l'angle.
Une vue de face.
Une autre latérale datée 1907 . Remarquez les mauvaises herbes qui poussent au pied des marches.
Au siècle dernier, l'accès au cimetière était fermé par une grille. Les ferrures qui la supportaient sont encore visibles.
Cet agrandissement nous laisse entrevoir ces merveilles anéanties. Les bombardements Allemands qui ont atteint l'église en 1940 et interdit son utilisation jusqu'en 1961 y sont probablement pour quelque chose.
Cet élément décoratif nommé "crypte" sur la carte est situé face aux orgues. Un pierre sculptée montrant les chateaux de Poix et Famechon y est insérée.

