
A l'époque LAHAYE-SAINT-ROMAIN était une commune. Ce n'est qu'en 1974 qu'est intervenue la fusion


A l'époque LAHAYE-SAINT-ROMAIN était une commune. Ce n'est qu'en 1974 qu'est intervenue la fusion





Et la petite dernière :

""" Le lieutenant Aquaviva attendant les ordres à son hangar de Poix"", de la même série des grandes manoeuvres de Picardie.

La Ruche Picarde où je me rendais avec ma grand mère pendant mes vacances à Poix dans les années 60. L'enseigne a ensuite été transférée sur la Place de la République avant de disparaître ( Remplacée par la boutique d'Achille). La Ruche a été transformée pendant un temps en atelier de photographe avant de perdre tout caractère commercial pour devenir une jolie habitation.
Le cliché montre les ramparts, les jardins en terrasse qui jadis furent si beaux, les arbres dénudés et un ciel clair d'une belle journée d'hiver. Un oeil artistique a saisi et immortalisé une bien belle image de notre ville.
Le photographe ? Désiré Vasseur un ami disparu il y aura bientôt 10 ans.

Resté dans les archives familiales, l'Ausweis de ma grand mère Charlotte. Délivré par la mairie de Poix, c'est un document émouvant d'une époque pas si lointaine.
Si nos politiques passaient plus de temps à construire l'Europe qu'à satisfaire leurs ambitions, je suppose que plus de 4 Français sur 10 se seraient déplacés pour les élections.

La piste de 1020 mètres coupait par deux fois le chemin vicinal 203.
Parmi les six courses qui se déroulaient sur la demi journée, celle d'obstacles créait la sensation.
Ces clichés qui datent de la fin des années 20 ont été pris par Lucien HACQUART, installé 92 rue des 3 Cailloux à Amiens. A l'époque l'hotel de la Poste, désormais cabinet de radiologie se nommait "l'hotel café FRISTOT DEVRYE".
La rue Maurice Bécart n'était pas percée, un magnifique porche de pierre se dressait au niveau des marches du Crédit Agricole (lequel occupait l'épicerie "Achille") 

Sur ce cliché en possesion de ma mère, on voit les enfants de Poix déguisés accompagnant les chars fleuris. En arrière plan le café des sports qui de mémoire se situait rue Notre Dame (Café DEUX dans mon enfance, à côté de la charcuterie PETIT)

La gamine à gauche dans le charriot c'est ma tante Geneviève, née le 03 janvier 1926. La dame au chapeau n'est autre que ma chère Grand-Mère, Charlotte Jaberty épouse Laffite née en 1901.
Sébastien possède une carte photo de la même fête des Fleurs avec une autre vue. 
Et toujours ma grand-mère avec "sin bieu capieu sus' tête".
Charlotte était une cuisinière de tout premier ordre. Elle était " passée devant le Monde" selon son expression. En fait elle était cuisinière chez un "baron" où mon grand père était chauffeur de maître. Cet épisode de leur vie leur a permis d'aller en Algérie à une époque ou la majorité des Français ne sortait jamais de leur canton durant leur existence.
Pour conclure une anecdote qui pour moi est chargée d'émotion.
Suite au décès de mon grand-père en 1978, ses filles ont décidé d'offrir à mon aieule une télévision noir et blanc . Un jour, ma grand mère fait remarquer à ma mère " "on n'y voit pas grand chose"". En fait, elle voyait dans l'écran le reflet de ma mère en train de repasser dans sa chambre. La télévision n'était pas allumée...
Pour une personne âgée née à l'époque des lampes à huile et n'ayant connu l'électricité chez elle que lorsqu'elle récupéra sa maison réquisitionnée au départ des occupants Allemands, c'était trop de progrès .

Ce numéro 26, comprend 62 pages et un "look " très agréable avec des titres et des photos couleur. Des articles bien sympathiques sur Poix et les communes de son canton.
En outre, l'association a eu la gentillesse de faire la publicité de ce blog. Qu'elle en soit remerciée.

C'est la seule carte que je possède et que j'ai pu voir où l'on observe cette belle maison de pierre blanche au coin de la place. Le cachet de la Poste indique un usage en 1910.

Sur cette autre carte oblitérée par la poste en 1909, le magasin en coin de la place ne forme pas un angle droit mais un pan coupé.
Il devait s'agir d'une chapellerie . Cette boutique est visible sur plusieurs cartes de la place dont une datée par son expéditeur en 1921.
Cette carte du marché aux bestiaux (actuel square Lourdel), montre la cheminée de la Brasserie approximativement au niveau de la salle Jean XXIII .
On fabriquait donc de la bière dans notre bourg.
L'entrée de l'usine se faisait à l'angle du chemin de Meigneux et de la rue Porte-Boiteux. La carte ne laisse aucun doute mentionnant "la brasserie" dans son titre.
Combien de temps a-t-elle fonctionné ? Combien d'ouvriers et d'ouvrières y travaillaient ? Comment s'appelait la bière de Poix ???
Des questions qui je l'espère trouveront réponse lorsque l'association "Racines" aura réalisé son étude.
Terminons avec une pointe d'humour :
La bière de Poix ? Elle date du mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication : y a des clients qui devenaient aveugles, alors ça faisait des histoires... (merci monsieur Audiard).
-------------------------MISE A JOUR ------------------
Une carte postale non illustrée de 1887, nous apporte un élément quant à la famille propriétaire de la Brasserie. Il s'agissait de BELHOMME-DELEPINE.
En 1898, la même famille était toujours à la tête de l'établissement. Une carte d'un autre modèle existe ( trop cher pour ma bourse hélas).
Poyais depuis 115 ans...
C'est vraisemblablement en 1894, que mes arrières grand-parents, LAFFITE, Félix et COMBLE Marie dite Adèle (son second prénom), se sont installés à la tête de l'épicerie centrale sur la place de Poix de la Somme, approximativement au niveau du bureau du notaire et du cabinet médical.
A l'époque à côté de la Poste qui faisait l'angle (comme l'étude notariale de nos jours).

Les archives familiales m'ont permis de mettre la main sur cette photo montrant la façade de l'établissement avec sur la devanture une grand-tante (Elmire) et probablement mon grand-père Pierre.

Au passage on remarquera que le bouillon KUB existait déjà pour donner du goût aux petits plats.

Mes bisaïeuls sont inhumés au cimetière de Poix, au fond de la dernière allée à gauche en montant les marches près du porche de l'église, mes grands parents dans la première allée de gauche, tout près du cimetière anglais.
Quand elle a acheté sa concession, ma grand-mère disait que morte, elle s'assierait en compagnie de mon grand-père les jours de soleil sur le banc de bois du cimetière militaire. Un souvenir remonté par ces premiers beaux jours du printemps ?


Au revoir mademoiselle...