lundi 10 novembre 2008

La route d'Eplessier prise de l'Eglise

Voici une carte comme je les aime bien, car elle nous raconte notre histoire.


Il s'agit d'une vue prise des remparts de l'église. On y distingue le chemin de Meigneux, la route d'Eplessier et l'on y devine la rue du Viaduc.

La grande batisse de premier plan est toujours présente. Les transports DEGOUY y ont séjourné. Les agrandissements montrent qu'au début du XX° siècle le quartier était animé.


La ferme COURTOIS à l'angle du chemin de Meigneux , accueillait l'Auberge Saint Nicolas et possédait une écurie pour 36 chevaux. Les foires étant nombreuses, les voyageurs de commerce avaient le choix pour trouver gîte et couvert.

A l'angle droit de la rue du viaduc (clinique vétérinaire de nos jours), se tenait le CAFE DE LA FORGE, bar-restaurant appelé le café PROVILLE du nom de ses propriétaires. Une écurie pour 20 chevaux (si je déchiffre correctement) y siégeait.

En face, à l'angle gauche de la rue du Viaduc, toujours debout de nos jours, se tenait la maison DUCROCQ. Il s'agissait d'un marchand de vins qui s'installa ensuite ans l'actuel magasin Delacuyse.
Il ne subsiste aucun de ces commerces. Heureusement que les cartes postales et quelques anciens de la commune ont gardé la mémoire de ces lieux pour me permettre de les faire un peu revivre à travers ce blog.

Square, gendarmerie, église

Une carte postale en couleur de la fin des années 60, début 70 qui nous montre le square du docteur Lourdel, avant qu'il ne soit amputé des quelques mètres carrés destinés à accueillir la cuve à gaz de la nouvelle salle des fêtes.



Me vient la nostalgie de cette époque ou ce jardin public était réservé aux enfants. Un toboggan, deux tape-culs, un tourniquet , deux balancoires nacelles pour les équipements et une belle surface pour jouer au ballon. Ce lieu de rencontre des gamins de Poix ne résonne plus de leurs cris.



Aujourd'hui le toboggan s'est miniaturisé ; il n'est plus possible d'entrer dans le tourniquet pour lui donner de la vitesse et les enfants ont été chassés de la moitié du square par les boulistes qui s'imposent au dépend de toute sécurité. (Qui donc a dit que les jeunes ne respectaient rien ?)


La vue agrandie de la première carte centrée sur l'ancienne Gendarmerie et l'Eglise


pour comparaison avec cette photographie prise après démolition de la salle des fêtes.

La végétation a changé, des candélabres sont apparus sur les trottoirs, l'ancienne gendarmerie a perdu ses carreaux et de nombreux volets.

Les gendarmes auront eu le temps d'user leur " nouvelle" caserne qu'ils abandonneront dans quelques mois et prendre possession de locaux flambants neufs avant que cette vénérable bâtisse ne fasse l'objet d'un sauvetage. Il s'agit pourtant d'un des bâtiments les plus vieux de notre commune, qui contrairement au reste de la ville a su résister aux bombardements et aux outrages du temps.

Serait-ce une tradition communale d'acheter des biens immobiliers et de les laisser sans entretien ? L'allure de l'ancienne quincaillerie Duclair (Fétré) à l'autre bout de la rue semble le confirmer.

Sous la neige (modifié le 26.11.2008)

Deux cartes postales trouvées récemment que je n'avais encore jamais observées.

La première montre le porche de l'Eglise si souvent représenté


La seconde me pose problème, car je ne parviens pas à localiser la vue. De prime abord je pensais à une vue prise du Bois du Grand Rideau avec ce qui est aujourd'hui le terrain de football et la piscine, mais je n'y retrouve aucun détail familier.

J'aurais douté qu'il s'agisse de Poix-de-Picardie, si le nom d'ANGER-DENIER débit de tabacs ne figurait sur la carte.

Et cette troisième récemment acquise qui montre la route d'Abbeville


à laquelle vient désormais s'ajouter la descente de la cote de Paris.

samedi 18 octobre 2008

La route d'Abbeville sous la neige

Dernière trouvaille.

Une vue de la route d'Abbeville (aujourd'hui avenue du général Leclerc) prise sous la neige.

Il s'agit d'une carte colorisée utilisée en 1907. L'une des plus belles carte de Poix à mon sens en raison de son charme, de son animation et bien entendu de sa localisation.


Elle est prise de l'angle de la route d'Abbeville et du chemin de Croixrault où se dresse un calvaire (maison Sainteville).


Au premier plan, un chasseur semble guetter le pigeon ramier






Il scrute le sommet des pins qui bordaient à l'époque toute l'avenue. Le fusil pointé, la gibecière sur la hanche, il porte des sabots de bois aux pieds.

Au second plan, deux ménagères chaudement couvertes d'un châle prennent la pose, pieds dans la neige.

Un peu plus en retrait, un vieil homme vêtu d'une pélerine





Et en arrière plan, les maisons des chaufourniers.

Il s'agit de l'actuel restaurant des "Arbrisseaux" et des trois maisons situées en aval.

Les chaufourniers étaient chargés d'extraire la craie des nombreux souterrains débouchant dans ce secteur et de la brûler pour obtenir la chaux vive.

Deux fours subsistent dans l'avenue. L'un dans la propriété Vasseur-Long; l'autre dans la propriété Daire.

Le four de la propriété Vasseur-Long possède une cheminée d'évacuation verticale. Celui de la propriété Daire a la particularité d'être équipé d' un conduit incliné sur plus d'une dizaine de mètres avant de ressortir dans le bois.

Ces maisons, comme celle au premier plan font probablement partie des plus anciennes habitations de Poix. Elle ont survêcu aux bombardements des guerres de 14 et 40.

mercredi 8 octobre 2008

Enveloppe publicitaire

Découverte sur un site de vente aux enchères, une enveloppe publicitaire du magasin DANIEL de Poix.

Partie de Poix-de-la-Somme le 4 août 1953 pour Lyon (Rhône), elle ne porte pas de cachet postal d'arrivée. J'aurais pourtant aimé savoir à quelle date elle a été distribuée.


En effet, une grêve générale partie des PTT de Bordeaux ce 4 août a paralysé la Poste puis tous les services publics pendant près de trois semaines. La reprise du travail n'interviendra que le 26 août 1953.

Revenons-en à l'enveloppe . Dès le développement des services postaux avec l'avènement du timbre poste en 1849, les enveloppes des entreprises et commerces vont servir de support publicitaire.

La magasin de nouveautés et articles funéraires de Pierre DANIEL, se situait à l'angle de la place du 11 novembre 1918 (place du monument aux morts) et de la rue du Moulin il y a encore quelques années. Il fut remplacé par une officine de pharmacie qui a déménagé juste à côté, pour laisser la place à un courtier en assurances.

Pierre DANIEL reste dans toutes les mémoires des habitants de Poix et de sa région ayant été conseiller municipal puis Maire et Conseiller Général pendant plusieurs mandats. La ville lui doit beaucoup.

La lettre se trouvait chez un collectionneur de Marseille qui me l'a cédée. Elle est revenue à son point de départ quelques 55 ans plus tard.

vendredi 22 août 2008

Gastronomie

Nul n'est besoin de se rendre dans le Bordelais pour trouver des cèpes.



Un petit tour dans les environs de Poix en ce vendredi 22 août 2008 m' a permis de ramener une dizaine de kilogrammes de beaux cèpes, qui épluchés et cuits donnent près de 3 kilos de champignons qui accompagneront poulets et lapins ou plus simplement seront servis en gratins.

A moins qu'ils ne terminent dans cette fabuleuse recette de Lasagnes aux cèpes des frères Troisgros.

samedi 16 août 2008

La route d'Abbeville (Mise à jour 16 août 2008)

Située à la sortie nord-ouest de Poix, la Route d'Abbeville a désormais pris le nom de rue du Général Leclerc, hommage de la commune à cet illustre Samaréen de Tailly l'Arbre à Mouches. (village situé quelques à kilomètres en direction d'Abbeville).

Au début du XX° siècle, l'avenue était bordée de grands pins. Quelques petites maisons de chaufourniers la bordaient (Le chaufournier est, dans la production de la chaux vive, l'ouvrier conducteur du four à chaux. Par extension il désigne l'exploitant d'un four à chaux. source wikipédia)


La rue a gardé son charme bien que les sapins aient disparu.

Le bois des arbrisseaux fait face aux habitations. C'est une propriété de la famille de Poix de Noailles, Duc de Mouchy. (Le chateau de la famille est situé à Mouchy le Chatel près de Noailles dans l'Oise).

Le "mur de la mort" a remplacé les maisons de pierre calcaire dans le carrefour des routes d'Abbeville et d'Amiens. Ce mur fut construit peu après qu'un semi remorque dévale au petit matin la rue où les élèves sortent des écoles. En rupture de freins il a franchi la rue, arraché une pompe à essence de la station "Antar" (à l'époque) pour plonger dans les jardins en contrebas.

Durant la seconde guerre mondiale, cette demeure réquisitionnée par les Allemands servait de maison close aux troupes d'occupation. La ville était sur un plan stratégique d'une grande importance en raison du viaduc d'une part mais surtout du terrain d'aviation sur le plateau de Croixrault. Un poste de contrôle avec barrière était implanté dans le milieu de la côte.


Les demoiselles Delannoy (Jeanne et Laure) occupèrent de nombreuses années cette magnifique maison. Une partie du parc accueille désormais l'école maternelle.



Des générations de Poyaises et Poyais se souviennent de ces femmes dévouées qui ont tellement donné pour le catéchisme, la chorale, les enfants de coeur... A cette époque ( années 70), les enfants allaient à la messe le dimanche matin.



Dernière trouvaille, cette carte photographiée à mi-hauteur de la route d'Abbeville. Au premier plan à droite, le chemin menant au bois de Croixrault où se dresse désormais un crucifix. La maison du couple Sainteville était déjà implantée, de même que l'actuel restaurant "Les Arbrissaux" que l'on peut apercevoir au second plan.

Les rues de Poix (mise à jour 16/08/08)

Le voyageur qui découvrait Poix en y arrivant par la route Nationale 1 ne pouvait qu'être surpris par le dénivelé après des kilomètres de terrain plat dont seule la vallée de Taussacq rompait la monotonie.


De quoi faire perdre le nord à un éditeur de cartes postales qui y a vu la route d'Amiens !!!


Une côte que les chevaux devaient appréhender,

plutôt raide !!!
mais qui fit le bonheur des premiers pilotes automobiles qui se confrontaient dans les courses de côtes.Un peu plus bas et bien plus contemporain, le carrefour de la route de Forges-les-Eaux.

Prise au même endroit quelques décennies plus tôt. On remarquera comme nos anciens ont anticipé le développement de la circulation en reconstruisant Poix avec de larges avenues. Une vision des choses que nous redécouvrons avec le développement durable.

La rue du jeu de Paume et la rue du Frier .

Rue Saint Martin depuis l'angle de la Place de la République, la Chapellerie Lenoir fait face à une Patisserie Confiserie.

Quelques années plus tard, les chapeaux ne font plus recette et un marchand de cycles s'y installe. La Patisserie fait de la résistance. Le magasin de cycles deviendra Quincaillerie, magasin de Vêtements et maintenant boutique d'Opticien. La Pâtisserie, l'hôtel puis le café de Paris.

De l'autre côté de la place, la rue Saint Denis. Une boulangerie s'y tenait déjà.

Un montreur d'ours semble y quémander sa subsistance. On reconnait la façade de l'hôtel de ville au second plan.

Quelques boutiques montrent leurs enseignes. Un tailleur (J.PAGNEN), une boulangerie, un café (MORARD-MEULIN).

Un autre Patissier Confiseur était installé à quelques maisons de la Justice de Paix.

La boutique du Bourrelier à gauche et un café juste avant l'angle de la rue Porte-Boiteux.


Une vue rapprochée de la Bourrellerie-Sellerie. La Justice de Paix paraîssait bien discrète avec cet énorme bâtiment sur sa droite.
La maison a l'angle est devenue un petit espace vert.

La Bourrellerie a laissé la place à "La Ruche Picarde" et la patisserie à une Boucherie. Le café s'est transformé en station essence Shell.

Poursuivant la route vers Amiens, la rue d'Hardivillers.

Au carrefour de l'hôtel du Cheval Blanc, autrefois appelée la "vieille route", la rue du Docteur Barbier où se dresse maintenant la Mairie. L'auberge annonçait qu'elle possédait une écurie pour 30 chevaux ! Argument publicitaire destiné aux voyageurs de commerce ?
A quelques pas, la rue Notre Dame menant à Conty. A gauche l'amorce de la "Nouvelle Route" qui a permis d'adoucir la pente en venant d'Amiens ou d'Abbeville.
La résidence Beauséjour sur la droite et son mur de clôture

Au tout début des années 70 il restait encore trois commerces dans cette rue. Celui au premier plan de la carte postale ou une vieille dame nous vendait des bonbons Lutti à 1 ou 2 centimes, la charcuterie Petit et le café Deux. Reprenons la route qui se dirige vers Amiens
La route d'Amiens, Avenue de la Gare (suivez l'attelage, il va réapparaître un peu plus loin), à pied, à cheval, en voiture...

La route d'Abbevile : Avenue du Général Leclerc qui n'était pas encore baptisée.

La Nouvelle Route et la Vieille route (rue du Général Leclerc à gauche, du Docteur Barbier à droite).

Une vue presqu'identique qui montre l'accès à la rue Ferdinand Beaumont à l'extrème droite, qui va nous ramener vers le centre ville.

Prise depuis la route d'Abbeville, cette vue montre la Villa Porion, toujours en place dans la rue Ferdinand Beaumont. On n'y devine pas encore le cimetière.

La rue Ferdinand Beaumont : rue des Ecoles. Un maréchal ferrant y exerçait quelques mètres au dessus de l'Ecole des Garçons. Ces locaux sont aujourd'hui utilisés par l'institut médico-éducatif des Papillons Blancs.

Le bâtiment au premier plan à gauche n'existe plus. Sa dernière utilisation aura été, il me semble, la menuiserie de monsieur Mille. Gamins, on allait y chercher de la sciure pour la caisse des chats ou pour nettoyer le carrelage fraîchement posé. Le cercueil de mon grand-père est sorti de son atelier.
La rue Porte-Boiteux s'étendait de l'hôtel de ville à la route d'Eplessier. La partie proche du centre a été rebaptisée.


Il s'agit maintenant de la rue Charles Mehaye,


qui débute en haut de la Place du 11 novembre.

La rue Porte-Boiteux a été photographié sous de nombreux angles.


Elle débute à ce carrefour où se dressait le Café de l'Union, qui fut ensuite la boucherie Lesur.

La Gendarmerie Nationale longtemps au coeur de la ville, se trouve aujourd'hui en périphérie.

La rue Porte Boiteux s'achève à l'intersection de la rue de l'Abreuvoir. L'atelier du Vitrier accueille désormais une Auto-Ecole. J'y ai vêcu un été quand mes parents sont revenus vivre à Poix il y a près de 40 ans.

La route d'Eplessier officiellement route d'Aumale. Une vue des remparts de l'église.

(Et revoilà l'attelage du bas de la route d'Amiens). Deux chevaux n'étaient pas de trop pour tirer les lourds charrois. La visite de la ville vous a plu ?