

En face, à l'angle gauche de la rue du Viaduc, toujours debout de nos jours, se tenait la maison DUCROCQ. Il s'agissait d'un marchand de vins qui s'installa ensuite ans l'actuel magasin Delacuyse.

En face, à l'angle gauche de la rue du Viaduc, toujours debout de nos jours, se tenait la maison DUCROCQ. Il s'agissait d'un marchand de vins qui s'installa ensuite ans l'actuel magasin Delacuyse.

La vue agrandie de la première carte centrée sur l'ancienne Gendarmerie et l'Eglise
La seconde me pose problème, car je ne parviens pas à localiser la vue. De prime abord je pensais à une vue prise du Bois du Grand Rideau avec ce qui est aujourd'hui le terrain de football et la piscine, mais je n'y retrouve aucun détail familier.
J'aurais douté qu'il s'agisse de Poix-de-Picardie, si le nom d'ANGER-DENIER débit de tabacs ne figurait sur la carte.
Et cette troisième récemment acquise qui montre la route d'Abbeville

à laquelle vient désormais s'ajouter la descente de la cote de Paris.

Elle est prise de l'angle de la route d'Abbeville et du chemin de Croixrault où se dresse un calvaire (maison Sainteville).
Il scrute le sommet des pins qui bordaient à l'époque toute l'avenue. Le fusil pointé, la gibecière sur la hanche, il porte des sabots de bois aux pieds.
Au second plan, deux ménagères chaudement couvertes d'un châle prennent la pose, pieds dans la neige.
Un peu plus en retrait, un vieil homme vêtu d'une pélerine
Et en arrière plan, les maisons des chaufourniers.
Il s'agit de l'actuel restaurant des "Arbrisseaux" et des trois maisons situées en aval.
Les chaufourniers étaient chargés d'extraire la craie des nombreux souterrains débouchant dans ce secteur et de la brûler pour obtenir la chaux vive.
Deux fours subsistent dans l'avenue. L'un dans la propriété Vasseur-Long; l'autre dans la propriété Daire.
Le four de la propriété Vasseur-Long possède une cheminée d'évacuation verticale. Celui de la propriété Daire a la particularité d'être équipé d' un conduit incliné sur plus d'une dizaine de mètres avant de ressortir dans le bois.
Ces maisons, comme celle au premier plan font probablement partie des plus anciennes habitations de Poix. Elle ont survêcu aux bombardements des guerres de 14 et 40.

Revenons-en à l'enveloppe . Dès le développement des services postaux avec l'avènement du timbre poste en 1849, les enveloppes des entreprises et commerces vont servir de support publicitaire.
La magasin de nouveautés et articles funéraires de Pierre DANIEL, se situait à l'angle de la place du 11 novembre 1918 (place du monument aux morts) et de la rue du Moulin il y a encore quelques années. Il fut remplacé par une officine de pharmacie qui a déménagé juste à côté, pour laisser la place à un courtier en assurances.
Pierre DANIEL reste dans toutes les mémoires des habitants de Poix et de sa région ayant été conseiller municipal puis Maire et Conseiller Général pendant plusieurs mandats. La ville lui doit beaucoup.
La lettre se trouvait chez un collectionneur de Marseille qui me l'a cédée. Elle est revenue à son point de départ quelques 55 ans plus tard.
Un petit tour dans les environs de Poix en ce vendredi 22 août 2008 m' a permis de ramener une dizaine de kilogrammes de beaux cèpes, qui épluchés et cuits donnent près de 3 kilos de champignons qui accompagneront poulets et lapins ou plus simplement seront servis en gratins.
A moins qu'ils ne terminent dans cette fabuleuse recette de Lasagnes aux cèpes des frères Troisgros.
Au début du XX° siècle, l'avenue était bordée de grands pins. Quelques petites maisons de chaufourniers la bordaient (Le chaufournier est, dans la production de la chaux vive, l'ouvrier conducteur du four à chaux. Par extension il désigne l'exploitant d'un four à chaux. source wikipédia)
Le bois des arbrisseaux fait face aux habitations. C'est une propriété de la famille de Poix de Noailles, Duc de Mouchy. (Le chateau de la famille est situé à Mouchy le Chatel près de Noailles dans l'Oise).
Le "mur de la mort" a remplacé les maisons de pierre calcaire dans le carrefour des routes d'Abbeville et d'Amiens. Ce mur fut construit peu après qu'un semi remorque dévale au petit matin la rue où les élèves sortent des écoles. En rupture de freins il a franchi la rue, arraché une pompe à essence de la station "Antar" (à l'époque) pour plonger dans les jardins en contrebas.
Durant la seconde guerre mondiale, cette demeure réquisitionnée par les Allemands servait de maison close aux troupes d'occupation. La ville était sur un plan stratégique d'une grande importance en raison du viaduc d'une part mais surtout du terrain d'aviation sur le plateau de Croixrault. Un poste de contrôle avec barrière était implanté dans le milieu de la côte.

Des générations de Poyaises et Poyais se souviennent de ces femmes dévouées qui ont tellement donné pour le catéchisme, la chorale, les enfants de coeur... A cette époque ( années 70), les enfants allaient à la messe le dimanche matin.

Dernière trouvaille, cette carte photographiée à mi-hauteur de la route d'Abbeville. Au premier plan à droite, le chemin menant au bois de Croixrault où se dresse désormais un crucifix. La maison du couple Sainteville était déjà implantée, de même que l'actuel restaurant "Les Arbrissaux" que l'on peut apercevoir au second plan.
De quoi faire perdre le nord à un éditeur de cartes postales qui y a vu la route d'Amiens !!!
Une côte que les chevaux devaient appréhender,
plutôt raide !!!
Un peu plus bas et bien plus contemporain, le carrefour de la route de Forges-les-Eaux.
Prise au même endroit quelques décennies plus tôt. On remarquera comme nos anciens ont anticipé le développement de la circulation en reconstruisant Poix avec de larges avenues. Une vision des choses que nous redécouvrons avec le développement durable.
La rue du jeu de Paume et la rue du Frier .
Rue Saint Martin depuis l'angle de la Place de la République, la Chapellerie Lenoir fait face à une Patisserie Confiserie.
Quelques années plus tard, les chapeaux ne font plus recette et un marchand de cycles s'y installe. La Patisserie fait de la résistance. Le magasin de cycles deviendra Quincaillerie, magasin de Vêtements et maintenant boutique d'Opticien. La Pâtisserie, l'hôtel puis le café de Paris.
De l'autre côté de la place, la rue Saint Denis. Une boulangerie s'y tenait déjà. 
Un montreur d'ours semble y quémander sa subsistance. On reconnait la façade de l'hôtel de ville au second plan.
Quelques boutiques montrent leurs enseignes. Un tailleur (J.PAGNEN), une boulangerie, un café (MORARD-MEULIN).
Un autre Patissier Confiseur était installé à quelques maisons de la Justice de Paix.
La boutique du Bourrelier à gauche et un café juste avant l'angle de la rue Porte-Boiteux.
Une vue rapprochée de la Bourrellerie-Sellerie. La Justice de Paix paraîssait bien discrète avec cet énorme bâtiment sur sa droite.
La maison a l'angle est devenue un petit espace vert.
La Bourrellerie a laissé la place à "La Ruche Picarde" et la patisserie à une Boucherie. Le café s'est transformé en station essence Shell.
Poursuivant la route vers Amiens, la rue d'Hardivillers.
La résidence Beauséjour sur la droite et son mur de clôture

La route d'Amiens, Avenue de la Gare (suivez l'attelage, il va réapparaître un peu plus loin), à pied, à cheval, en voiture...
La route d'Abbevile : Avenue du Général Leclerc qui n'était pas encore baptisée.
La Nouvelle Route et la Vieille route (rue du Général Leclerc à gauche, du Docteur Barbier à droite). 
Prise depuis la route d'Abbeville, cette vue montre la Villa Porion, toujours en place dans la rue Ferdinand Beaumont. On n'y devine pas encore le cimetière.
La rue Ferdinand Beaumont : rue des Ecoles. Un maréchal ferrant y exerçait quelques mètres au dessus de l'Ecole des Garçons. Ces locaux sont aujourd'hui utilisés par l'institut médico-éducatif des Papillons Blancs.
Le bâtiment au premier plan à gauche n'existe plus. Sa dernière utilisation aura été, il me semble, la menuiserie de monsieur Mille. Gamins, on allait y chercher de la sciure pour la caisse des chats ou pour nettoyer le carrelage fraîchement posé. Le cercueil de mon grand-père est sorti de son atelier.
La rue Porte-Boiteux s'étendait de l'hôtel de ville à la route d'Eplessier. La partie proche du centre a été rebaptisée.

qui débute en haut de la Place du 11 novembre.
La rue Porte-Boiteux a été photographié sous de nombreux angles.
Elle débute à ce carrefour où se dressait le Café de l'Union, qui fut ensuite la boucherie Lesur.
La Gendarmerie Nationale longtemps au coeur de la ville, se trouve aujourd'hui en périphérie.
La rue Porte Boiteux s'achève à l'intersection de la rue de l'Abreuvoir. L'atelier du Vitrier accueille désormais une Auto-Ecole. J'y ai vêcu un été quand mes parents sont revenus vivre à Poix il y a près de 40 ans.
La route d'Eplessier officiellement route d'Aumale. Une vue des remparts de l'église.
(Et revoilà l'attelage du bas de la route d'Amiens). Deux chevaux n'étaient pas de trop pour tirer les lourds charrois. La visite de la ville vous a plu ?