
Au fond du parc, un bras de la Poix (encore visible du coté de la laiterie) alimentait une pièce d'eau où malgré le faible courant des truites séjournaient.

Une carte postale immortalise le Vivier au centre duquel se tenait "la grotte" (voir la rubrique La maison blanche de ce blog). Ecrite par une pensionnaire prénommée Clothilde à ses parents à Saint Omer 62, elle est empreinte d'émotion.
""" Bien chers papa et maman, Ma Révérende mère me fait vous écrire que je ne retournerai qu'avec Anne-Marie le 17 courant. Elle trouve que c'est déja trop tôt .... """
La lettre a été visée par "la censure", portant à l'encre """Mes sentiments dévoués, (signé) soeur Marie Clothilde""".
J'imagine à l'écriture juvénile le désarroi de la fillette placée en pension n'a pû rejoindre sa famille aussi vite qu' elle ne l'espérait.










A cette époque, les timbres à date constatant la commune, la date et l'heure du dépôt du courrier ne sont pas apposés sur les timbres mais à l'écart sur l'enveloppe. Le timbre-poste reçoit un autre cachet portant un numéro dans un losange de points.

















En face, à l'angle gauche de la rue du Viaduc, toujours debout de nos jours, se tenait la maison DUCROCQ. Il s'agissait d'un marchand de vins qui s'installa ensuite ans l'actuel magasin Delacuyse.

La vue agrandie de la première carte centrée sur l'ancienne Gendarmerie et l'Eglise
J'aurais douté qu'il s'agisse de Poix-de-Picardie, si le nom d'ANGER-DENIER débit de tabacs ne figurait sur la carte. 

Elle est prise de l'angle de la route d'Abbeville et du chemin de Croixrault où se dresse un calvaire (maison Sainteville).
Un peu plus en retrait, un vieil homme vêtu d'une pélerine
Il s'agit de l'actuel restaurant des "Arbrisseaux" et des trois maisons situées en aval. 