jeudi 12 février 2009

Le vivier de la résidence Beauséjour

La maison de l'actuel principal du collège fut autrefois occupée par les religieuses de la Sainte Famille d'Amiens, qui en furent même propriétaire (source L.Dailly de la propriété Beauséjour au collège des Fontaines)


Au fond du parc, un bras de la Poix (encore visible du coté de la laiterie) alimentait une pièce d'eau où malgré le faible courant des truites séjournaient.






Une carte postale immortalise le Vivier au centre duquel se tenait "la grotte" (voir la rubrique La maison blanche de ce blog). Ecrite par une pensionnaire prénommée Clothilde à ses parents à Saint Omer 62, elle est empreinte d'émotion.

""" Bien chers papa et maman, Ma Révérende mère me fait vous écrire que je ne retournerai qu'avec Anne-Marie le 17 courant. Elle trouve que c'est déja trop tôt .... """

La lettre a été visée par "la censure", portant à l'encre """Mes sentiments dévoués, (signé) soeur Marie Clothilde""".

J'imagine à l'écriture juvénile le désarroi de la fillette placée en pension n'a pû rejoindre sa famille aussi vite qu' elle ne l'espérait.

dimanche 8 février 2009

La Fanfare défile en camion

Une seconde carte photo provenant de la même origine que la précédente (Nicole W que je remercie encore).



On y voit un orchestre (fanfare ou harmonie) grimmé et déguisé circulant sur le plateau d'un camion. Que fêtait-on à Poix ce jour là ? Désiré Vasseur le photographe est hélas décédé depuis 2000 et ne peut me venir en aide.



La photo est issue de son laboratoire qui se situait entre la quincaillerie Fétré et la maison Rameaux (Dr Decourcelle). J'interrogerai sa veuve qui m'en apprendra peut être un peu plus.



Des costumes variés sont de sortie et les visages sont maquillés. Un document qui je pense date de l'immédiat après-guerre . Espérons que madame Vasseur en aura des souvenirs. Elle est de quelques années plus jeune que son époux.

vendredi 6 février 2009

Jour de fête

Une carte photo obtenue par hasard grâce à un contact sur un site internet de vente avec une antiquaire de la région de Poix aujourd'hui retraitée .


Le cliché provient d'un lot acheté à un habitant de Poix il a une trentaine d'années.




Il s'agit d'un char fleuri , tiré par un âne, mené par un "Pierrot". Dans le charriot symbolisant un nid, des enfants sont déguisés en oisillons.



Les agrandissements manquent de netteté, le cliché n'étant pas destiné à un fort grossissement






Difficile de déterminer l'année de la photo. Aucun élément permettant de la dater ne figure tant sur le recto que le verso de la carte.


L'uniforme du gendarme à sa fenêtre ainsi que le bandeau "années folles" dans les cheveux de la dame peuvent éventuellement déterminer une période approximative...



Quant à la localisation, c'est effectivement devant l'ancienne gendarmerie de Poix que la photographie a été prise. On remarque les volets et le portail identiques sur cette carte.

Fêtait-on carnaval à Poix durant la première moitié du XX° siècle ?

(Merci à Nicole W. )

dimanche 11 janvier 2009

L'Ecole des filles

Comptant parmi les édifices les plus imposants de notre Cité, l'école des filles trône à l'angle de la route d'Amiens et de la rue Notre Dame.


La partie située à droite de la construction était présente avant la seconde guerre mondiale,


tandis que la partie comprenant le préau et les classes au dessus ont été ajoutée lors de la reconstruction. Ancien Cours Complémentaire qui accueillait les élèves de la 6° à la 3°, les bâtiments furent affectés aux primaires à la construction du Collège des Fontaines.

dimanche 4 janvier 2009

Poix au second Empire

Napoléon III a la particularité d'avoir été Président de la République élu au suffrage universel masculin avec près de 75 % de suffrages , puis Empereur des Français plébiscité par la population, après son coup d'état du 2 décembre 1851.

Son effigie qui ornait déjà les timbres de la République se pare d'une couronne de Lauriers sous l'Empire. Ces vignettes sont nommées "Empires Laurés" par les philatélistes.

A cette époque, les timbres à date constatant la commune, la date et l'heure du dépôt du courrier ne sont pas apposés sur les timbres mais à l'écart sur l'enveloppe. Le timbre-poste reçoit un autre cachet portant un numéro dans un losange de points.

Le bureau de Poix-de-la-Somme après avoir porté le numéro 2482 en "petits chiffres" apposera sur chaque vignette le numéro 2916 en "gros chiffres".

Commun sur les timbres à 20 centimes bleus de l'époque, il est un peu moins fréquent sur un 10 centimes, notamment avec une jolie frappe comme sur cet exemplaire émis à partir d'octobre 1867 et retiré du service en 1869.

mardi 30 décembre 2008

Hôte des souterrains de Poix

Quelle que soit la profondeur des souterrains situés à Poix (de 3 à 18 m de ceux que j'ai visités), on y fait des rencontres rassurantes sur le plan écologique.


En effet, ces petits mammifères discrets accrochés tête en bas sous les voutes garantissent par leur présence la qualité d'un environnement.

Il faut faire taire les légendes d'animaux maléfiques s'accrochant aux cheveux des visiteurs de leurs antres.



Dotées d'un sonar très performant, ces insectivores nocturnes savent éviter les obstacles.




Malheureusement, leur population est en danger à cause des insecticides agricoles qui les empoisonnent ou les privent de leur proies favorites.


Grandes chasseresses de moustiques et de papillons de nuit, l'utilité des chauves souris est hélas trop méconnue. Peu de particuliers leurs aménagent des nichoirs pourtant simples à réaliser.


Une planche, quelques clous et quelques coups de scie :

http://www.observatoire-environnement.org/dsne/Comment-construire-un-nichoir-a.html

et quelques conseils de pose

http://www.observatoire-environnement.org/dsne/Les-10-regles-du-poseur-de-nichoir.html

J'ai eu une famille de chauves-souris qui nichait dans un mur de parpaing. Elles y entraient et en sortaient par un joint creux de seulement 12 mm de haut sur 40mm de large. Seules leurs déjections trahissaient leur présence.

Laissez vos commentaires

Bonjour à tous

Vous êtes quelques uns à venir chaque semaine lire ce blog. Vous avez certainement des opinions, des anecdotes, des souvenirs, des histoires à partager.

N'hésitez pas à ajouter un commentaire. Je compte sur vous pour générer de la vie . Soyez participatifs, nous avons tant à partager.

Lorsque vous laissez un commentaire, il m'est soumis pour acceptation. Je ne censure que les discours n'ayant aucun rapport avec mes blogs (annonces sexuelles, prosélytisme, publicités, polémiques ...).

Que ce soient encouragements, critiques, confirmations ou démentis, coups de gueule, ils seront publiés.

lundi 29 décembre 2008

Meilleurs voeux

Cette fois, je ne montrerai ni carte postale, ni lettre, ni publicité.

Juste trois grafitis photographiés dans les souterrains de Poix. Il s'agit de trois dessins à la mine graphite datant très probablement de la guerre 14 si l'on en croit les multiples dédicaces séjournant à proximité à une quinzaine de mètres sous terre.

En effet, nos souterrains ont servi de base arrière aux régiments de poilus qui se reposaient à l'arrière avant de retourner sous la mitraille, se battre pour la patrie... pour nous, pour que nous puissions demeurer libre.

Une génération de jeunes hommes sacrifiée. Ce devait être la der. des der. Hélàs les conditions
imposées à l'Allemagne vaincue ont amené la seconde guerre mondiale. Et nos souterrains furent de nouveau occupés, notamment par un hopital militaire Allemand.


Au seuil de cette nouvelle année, je veux remercier les 1250 visiteurs de ce modeste blog, féliciter la nouvelle municipalité pour ses initiatives culturelles mais également pour avoir débarrassé les vieilles buches de pin pourries qui encombraient le rond-point du bois des Arbrisseaux depuis une décennie.

Je souhaite à tous réussite, santé et prospérité et vous laisse admirer ces dessins d'hommes sans qui nous ne pourrions peut être plus dire "Et semper manet".















jeudi 18 décembre 2008

Lettre à en-tête

C'est le genre de document que j'affectionne particulièrement. Une lettre à en-tête d'un établissement Poyais , témoignage d'un épisode de la vie locale dans ces années folles au sortir de ce qui devait être la der. des der.


La lettre émane de l'ancienne Maison LECORNUT qui n'était autre que l'hotel restaurant de la gare, géré en 1923 par la famille CORDIER-MUSCHE



Sans télévision ni radio, les papiers d'affaires servaient de supports publicitaires. Des "Réclames" comme on disait à l'époque.


L'établissement présentait tout le confort moderne et un accueil à toute heure. Déjà un service de location automobile.

La lettre typiquement commerciale concerne le paiement d'une traite (moyen de paiement des factures très usité à cette époque). Le signataire sollicite le report de l'encaissement de cette traite d'une quinzaine de jours, attendant le remboursement de "Bons de la Défense" .

Les Bons de la Défense sont des emprunts d'état émis peu après la guerre. Un taux d'intérêt fixe et avantageux était versé aux souscripteurs . A date d'échéance, les investisseurs percevaient intérêts et principal.


dimanche 14 décembre 2008

Mariage Princier

Un évènement heureux s'est déroulé le 28 juin 2008 à MOUCHY-LE-CHATEL, petite commune de l'Oise où réside Antoine de POIX de NOAILLES, XIII° Prince de POIX.

Le père et Maire, Antoine de Poix de Noailles et son épouse Isabelle Frisch de Fels, Princesse de Poix ont donné en mariage leur fille Mélanie de Noailles à Olivier Lyon Lynch des Lords Lyon of Glamys.

La cérémonie s'est déroulée dans un annexe de la mairie trop petite pour l'occasion, puis dans l'église du village.

Le cocktail fut servi dans la cour du chateau familial, propriété de Philippe de Noailles, Duc de Mouchy, père du Prince de Poix.

Pourquoi les Ducs de Mouchy peuvent-ils toujours se prévaloir du titre de Prince de Poix ?

Tout simplement parce qu'ils possèdent toujours une terre sur le territoire de la commune de POIX. En l'espèce, il s'agit du bois des Arbrisseaux, dont la jouissance est accordée gratuitement à la commune, à charge pour celle-ci d'en assurer l'entretien et la sauvegarde. (...)

Une comparaison de l'entretien des allées et du rond point au début du XX° siècle et actuellement montre assurément que la commune n'assure plus vraiment sa partie du marché.

Espérons que la liberté de passage dans cette propriété privée soit encore accordée pendant longtemps aux Poyais et Poyaises par leur Prince.

vendredi 12 décembre 2008

Une belle pièce

Voici une carte postale qui m'a longtemps fait rêver et que je n'espérais pas mettre dans ma collection si vite. En effet, elle atteint des prix records frôlant ou dépassant les 100 euros. L'ayant trouvée pour une somme raisonnable, je me suis empressé d'en faire l'acquisition.

Il s'agit d'une carte peu ordinaire, car c'est probablement l'une des seules cartes de Poix qui ne montre pas la ville ou un paysage mais l'un de ses habitants colombophile.





Hélas la carte est neuve , ce qui ne me permet pas de la dater. En revanche, cela lui vaut un parfait état de conservation.

Elle montre monsieur CORDIER s'occupant de ses pigeons et porte l'inscription :

Colombier de Mr CORDIER à POIX (Somme) -"Au retour d'un lâcher, le pigeon voyageur apprécie fort la friandise qu'on lui offre comme récompense."

Un petit zoom sur le personnage montre un homme en vêtements de travail, portant un pigeon sur la tête et trois sur les bras. On remarquera une belle paire de moustaches à la "poilus".

De qui s'agissait-il ? Dans les années précédent la seconde guerre mondiale, des CORDIER ont tenu une boulangerie place de la République, approximativement au niveau de l'actuelle caisse d'épargne. A l'époque la rue du Moulin n'existait pas. S'agissait-il de la cour située derrière la boutique ? Je ne le pense pas. La façade de la boulangerie était relativement étroite (visible sur les cartes représentant le Pont St Martin). La cour semble assez vaste.

Au début des années 20, le café restaurant de la Gare était tenu par la famille CORDIER-MUSCHE (ancienne maison LECORNUT) et proposait écuries et garages aux voyageurs de commerce. Les dimensions de la cour correspondraient davantage... mais il pourrait aussi s'agir d'un tout autre lieu.

La consultation d'archives devrait en dire davantage car jusqu'au début des années 80, les colombophiles étaient obligés de déclarer leurs élevages en Préfecture. Ces braves volatiles ayant servi tant de fois de messagers pendant les conflits, les gouvernements successifs les ont recensés. Une procédure qui a perduré pendant près de 40 ans après l'armistice.

lundi 8 décembre 2008

Voiture à cheval sur la route d'Eplessier

Une vue du début du XX° siècle pas très fréquente de la route d'Eplessier.



On y voit une voiture à cheval qui s'apprête à passer devant la maison FREVILLE (actuellement auto-école).

L'entreprise d'Alfred FREVILLE (peintre et vitrier) a prospéré de nombreuses années à cet endroit. Une personne âgée de Poix me confiait récemment qu'après la guerre de 40, Alfred et son ouvrier ont eu plusieurs années de travail à décaper et repeindre les boiseries que les Allemands avaient recouverts d'un gris douteux.

C'est vrai qu'ils en ont mis partout de ce gris. J'ai eu beaucoup de mal à décaper les portes de ma maison que les occupants avaient réquisitionné... et repeinte.

Pour en revenir à la maison Freville, j'y ai habité le temps d'un été en 1970 avant de rejoindre le Parc des Clairs logis et après avoir quitté la maison "Sainteville" route d'Abbeville (voir billet du 18 octobre 2008, Le route d'Abbeville sous la Neige). Elle disposait de spacieuses dépendances et d'un magnifique jardin.

mercredi 26 novembre 2008

C'est l'hiver

Pendant longtemps je n'ai trouvé aucune carte de Poix dans la rigueur hivernale. Depuis quelques semaines, elles se succèdent.



Cette fois-ci c'est une vue de la cote de Paris sous la neige que j'ai trouvé. Le réchauffement climatique nous permettra t-il encore d'admirer cette blancheur qui éteint le vacarme et nettoie le paysage?

N'est-elle pas magnifique notre vallée sous un ciel lourd de neige ? Un paysage qui ne peut que faire penser à Noël.

En cette période de fin d'année, un petit geste envers ceux qui n'ont rien , c'est montrer votre humanité.

Joyeux Noël à tous

lundi 10 novembre 2008

La route d'Eplessier prise de l'Eglise

Voici une carte comme je les aime bien, car elle nous raconte notre histoire.


Il s'agit d'une vue prise des remparts de l'église. On y distingue le chemin de Meigneux, la route d'Eplessier et l'on y devine la rue du Viaduc.

La grande batisse de premier plan est toujours présente. Les transports DEGOUY y ont séjourné. Les agrandissements montrent qu'au début du XX° siècle le quartier était animé.


La ferme COURTOIS à l'angle du chemin de Meigneux , accueillait l'Auberge Saint Nicolas et possédait une écurie pour 36 chevaux. Les foires étant nombreuses, les voyageurs de commerce avaient le choix pour trouver gîte et couvert.

A l'angle droit de la rue du viaduc (clinique vétérinaire de nos jours), se tenait le CAFE DE LA FORGE, bar-restaurant appelé le café PROVILLE du nom de ses propriétaires. Une écurie pour 20 chevaux (si je déchiffre correctement) y siégeait.

En face, à l'angle gauche de la rue du Viaduc, toujours debout de nos jours, se tenait la maison DUCROCQ. Il s'agissait d'un marchand de vins qui s'installa ensuite ans l'actuel magasin Delacuyse.
Il ne subsiste aucun de ces commerces. Heureusement que les cartes postales et quelques anciens de la commune ont gardé la mémoire de ces lieux pour me permettre de les faire un peu revivre à travers ce blog.

Square, gendarmerie, église

Une carte postale en couleur de la fin des années 60, début 70 qui nous montre le square du docteur Lourdel, avant qu'il ne soit amputé des quelques mètres carrés destinés à accueillir la cuve à gaz de la nouvelle salle des fêtes.



Me vient la nostalgie de cette époque ou ce jardin public était réservé aux enfants. Un toboggan, deux tape-culs, un tourniquet , deux balancoires nacelles pour les équipements et une belle surface pour jouer au ballon. Ce lieu de rencontre des gamins de Poix ne résonne plus de leurs cris.



Aujourd'hui le toboggan s'est miniaturisé ; il n'est plus possible d'entrer dans le tourniquet pour lui donner de la vitesse et les enfants ont été chassés de la moitié du square par les boulistes qui s'imposent au dépend de toute sécurité. (Qui donc a dit que les jeunes ne respectaient rien ?)


La vue agrandie de la première carte centrée sur l'ancienne Gendarmerie et l'Eglise


pour comparaison avec cette photographie prise après démolition de la salle des fêtes.

La végétation a changé, des candélabres sont apparus sur les trottoirs, l'ancienne gendarmerie a perdu ses carreaux et de nombreux volets.

Les gendarmes auront eu le temps d'user leur " nouvelle" caserne qu'ils abandonneront dans quelques mois et prendre possession de locaux flambants neufs avant que cette vénérable bâtisse ne fasse l'objet d'un sauvetage. Il s'agit pourtant d'un des bâtiments les plus vieux de notre commune, qui contrairement au reste de la ville a su résister aux bombardements et aux outrages du temps.

Serait-ce une tradition communale d'acheter des biens immobiliers et de les laisser sans entretien ? L'allure de l'ancienne quincaillerie Duclair (Fétré) à l'autre bout de la rue semble le confirmer.

Sous la neige (modifié le 26.11.2008)

Deux cartes postales trouvées récemment que je n'avais encore jamais observées.

La première montre le porche de l'Eglise si souvent représenté


La seconde me pose problème, car je ne parviens pas à localiser la vue. De prime abord je pensais à une vue prise du Bois du Grand Rideau avec ce qui est aujourd'hui le terrain de football et la piscine, mais je n'y retrouve aucun détail familier.

J'aurais douté qu'il s'agisse de Poix-de-Picardie, si le nom d'ANGER-DENIER débit de tabacs ne figurait sur la carte.

Et cette troisième récemment acquise qui montre la route d'Abbeville


à laquelle vient désormais s'ajouter la descente de la cote de Paris.

samedi 18 octobre 2008

La route d'Abbeville sous la neige

Dernière trouvaille.

Une vue de la route d'Abbeville (aujourd'hui avenue du général Leclerc) prise sous la neige.

Il s'agit d'une carte colorisée utilisée en 1907. L'une des plus belles carte de Poix à mon sens en raison de son charme, de son animation et bien entendu de sa localisation.


Elle est prise de l'angle de la route d'Abbeville et du chemin de Croixrault où se dresse un calvaire (maison Sainteville).


Au premier plan, un chasseur semble guetter le pigeon ramier






Il scrute le sommet des pins qui bordaient à l'époque toute l'avenue. Le fusil pointé, la gibecière sur la hanche, il porte des sabots de bois aux pieds.

Au second plan, deux ménagères chaudement couvertes d'un châle prennent la pose, pieds dans la neige.

Un peu plus en retrait, un vieil homme vêtu d'une pélerine





Et en arrière plan, les maisons des chaufourniers.

Il s'agit de l'actuel restaurant des "Arbrisseaux" et des trois maisons situées en aval.

Les chaufourniers étaient chargés d'extraire la craie des nombreux souterrains débouchant dans ce secteur et de la brûler pour obtenir la chaux vive.

Deux fours subsistent dans l'avenue. L'un dans la propriété Vasseur-Long; l'autre dans la propriété Daire.

Le four de la propriété Vasseur-Long possède une cheminée d'évacuation verticale. Celui de la propriété Daire a la particularité d'être équipé d' un conduit incliné sur plus d'une dizaine de mètres avant de ressortir dans le bois.

Ces maisons, comme celle au premier plan font probablement partie des plus anciennes habitations de Poix. Elle ont survêcu aux bombardements des guerres de 14 et 40.