vendredi 18 septembre 2009

Accueil - Poix de Picardie -

Bienvenus sur ce blog dont le seul but est de montrer la ville de Poix-de-Picardie, principalement au travers des cartes postales que j'ai pu réunir sans trop me ruiner. Je ne suis pas historien local et ne compte pas donner de leçons. Vous serez donc indulgent si vous notez des erreurs. Vous pouvez intervenir en laissant vos commentaires. La date de ce message (toujours placé en tête) vous donnera des indications sur la mise à jour ou la création de nouveaux de billets.




Sa devise : ET SEMPER MANET (elle reste toujours).

Elle reste toujours... Poix inscrit son histoire au fil des ans, au fil des siècles. Si vous pensez y marquer votre empreinte, elle aura disparu dans quelques années, quelques décennies, mais Poix reste toujours.


Avis aux lecteurs. Les articles de ce blog ne sont pas figés et évolueront au fur et à mesure de mes acquisitions et découvertes.

Documents divers

Une autre lectrice, Annick CAUSSE, petite fille de Robert ROHAUT et d'Isabelle CANDAS, m'a adressé plusieurs documents bien sympathiques.



Une fête du quartier Notre Dame photographiée en 1890. Un arc de triomphe se dresse dans la rue de l'ancienne laiterie.

Les festivités se déroulaient sous le patronnage de la société des agriculteurs de la Somme, comme l'indique la bannière sur le chapiteau.



Une habitation troglodyte qui selon Annick se trouvait près de Croixrault.

On connaissait cette photo du montreur d'Ours prise près de l'actuel PMU.


Annick nous propose cet autre cliché tiré sur Porte Boiteux.

Merci de tout coeur de partager vos souvenirs avec les amoureux de Poix et de sa région.
N'hésitez pas à me faire parvenir les documents que vous souhaitez montrer. Tout est digne d'intérêt.
Je suis parfois lent pour leur mise en ligne en raison de nombreuses activités prenantes, mais tout arrive...

mardi 15 septembre 2009

Beauséjour de l'intérieur

La divine providence serait invoquée par les croyants... La chance tout simplement peut-être. Un immense bonheur en tout état de cause.

Figurez-vous que ce blog a été lu Outre-Atlantique... Et oui ;o) Quel joie !!! Notamment
quand la lectrice raconte qu'elle venait en vacances chez ses grands parents à Poix dans la résidence Beauséjour.

Sabine Demott qui vit aux Etats-Unis d'Amérique depuis quelques années m'a fait l'immense honneur de m'adresser quelques photos jamais dévoilées sur internet. Les cartes postales anciennes nous montraient la résidence Beauséjour. Sabine nous en fait visiter l'intimité.

La famille De Pestel fait l'acquisition de la propriété le 19 octobre 1934. En 1962, elle la met en vente et l'offre à la Mairie qui en devient propriétaire le 5 mars 1965 sous mandat du Docteur Lourdel alors Maire de Poix.

Devant l'entrée de la propriété : Léontine De Vrye et son époux Maurice De Pestel. Au centre leur fille Christiane De Pestel qui n'est autre que la maman de Sabine Demott.


Mais commençons la visite .

La façade principale sous les marronniers :

L'entrée de la "salle de récréation" des élèves de la Sainte Famille qui servit aussi de salle de catéchisme aux enfants de Poix.

L'escalier au jardin. Une photo pleine de charme :

Le salon Rose avec sa cheminée de marbre gris et son lustre à pampilles

Les salons au mobilier rafiné

Et enfin une pièce magnifique avec cette cuisinière en fonte.





Je remercie mille fois Sabine Demott pour l'envoi de ces clichés qui nous font faire un pas de plus dans l'histoire de notre belle ville.

(Les références datées sont issues de l'ouvrage de monsieur Louis Dailly : De la propriété Beauséjour au collège des Fontaines).

vendredi 28 août 2009

Asile-Hospice de Frocourt

J'affectionne particulièrement les lettres anciennes à en-tête publicitaire, administrative, privée.

Généralement affranchies de timbres d'usage courant sans grand intérêt philatélique, elles n'ont pas ou peu été conservées. C'est donc toujours un plaisir de trouver une nouvelle enveloppe.
Chinée sur un site de vente aux enchères, celle-ci a été postée à Poix de la Somme le 3 février 1956. Elle provient de l'asile-hospice de Frocourt.

A l'époque LAHAYE-SAINT-ROMAIN était une commune. Ce n'est qu'en 1974 qu'est intervenue la fusion

Poix continue à s'inscrire dans cette longue tradition d'aide aux handicapés avec les Papillons Blancs, le Centre d'aide par le travail, le Foyer de Vie...

vendredi 19 juin 2009

Le terrain d'aviation (mise à jour 19/06/2009)

Situé sur le plateau de Poix en direction d'Abbeville, du carrefour de la route de Croixrault jusqu'au delà de l'A 29, se tenait le camp d'aviation. Il était doté de deux pistes dont il reste des vestiges de béton.

Vers 1500, Léonard de Vinci pressent que les hommes parviendront à voler un jour. Il dessine le parachute et l'hélicoptère. Ce n'est pourtant qu'en 1783 que la Montgolfière transportera un homme pour la première fois. La course est lancée. Au début du 20° siècle, l'aviation moderne fait son apparition et poursuivra son développement jusqu'à nos jours.


Dès le début du XX ° siècle, Poix se dote d'un terrain d'aviation. Les grandes manoeuvres de Picardie de 1910 concentrées sur Grandvillers et le Pays de Bray nous ont laissé cette carte postale des hangars où étaient stationnés les aéroplanes.


Le terrain fut utilisé jusqu'à la seconde guerre mondiale. Les habitants de Poix étaient réquisitionnés pour réparer les pistes après les bombardements.

Un aviateur , héros local y fut ramené blessé à mort après un survol des lignes ennemies au dessus du Santerre.



J'ignore s'il existe d'autres cartes du terrain d'aviation. Si vous en possédez, je suis preneur d'un scan ou d'une photo.


mise à jour : Cette nouvelle carte vient s'ajouter aux documents sur le terrain d'aviation de Poix. Il s'agit comme pour la carte précédente des manoeuvres de 1910. Bien que ne montrant pas le camp d'aviation de Poix, elle présente un biplan FARMAN se rendant à Poix.



Et la petite dernière :


""" Le lieutenant Aquaviva attendant les ordres à son hangar de Poix"", de la même série des grandes manoeuvres de Picardie.

Le petit commerce

A la fin des années 50, la reconstruction de notre Cité était achevée. La Route Nationale n° 1 allait bientôt déverser chaque week-end son flot de "parisiens" sur les plages de Picardie. C'était le temps béni des petits commerces. Combien d'auberges, de restaurants, de stations essence d'épiceries aujourd'hui disparus bordaient cette artère de villégiature ?



Cette vue des rues Saint Denis et Saint Martin montre deux boutiques fermées depuis pas mal d'années.

La Ruche Picarde où je me rendais avec ma grand mère pendant mes vacances à Poix dans les années 60. L'enseigne a ensuite été transférée sur la Place de la République avant de disparaître ( Remplacée par la boutique d'Achille). La Ruche a été transformée pendant un temps en atelier de photographe avant de perdre tout caractère commercial pour devenir une jolie habitation.

Sur le trottoir d'en face, la boucherie BOYARD qui a fermé quand son propriétaire a pris sa retraite. A cette époque il y avait également la boucherie Lesur, la boucherie Gambet, la charcuterie Petit rue Notre Dame ...
L'un après l'autre, inexorablement disparaîssent les petits commerces. Un climat convivial et humain remplacé par des rangées de caissières automates qui ne sourient que lorsqu'elles ferment.

dimanche 14 juin 2009

L'allée des remparts

C'est une carte postale semi moderne qui m'arrive tout droit d'Allemagne. On y voit l'Eglise Saint Denis dont la pointe du pignon n'est pas encore totalement restaurée des outrages de la guerre.

Le cliché montre les ramparts, les jardins en terrasse qui jadis furent si beaux, les arbres dénudés et un ciel clair d'une belle journée d'hiver. Un oeil artistique a saisi et immortalisé une bien belle image de notre ville.


Le photographe ? Désiré Vasseur un ami disparu il y aura bientôt 10 ans.

mercredi 10 juin 2009

Laisser passer - Ausweis

Durant les sombres années d'occupation la ville de Poix a subi la présence des troupes Allemandes. Mes grands parents, ma tante et ma mère ont été chassés de leur maison réquisitionnée. La proximité du terrain d'aviation de Croixrault rendait la route d'Abbeville militairement "sensible".

Une barrière coupant la route, gardée en permanence, était implantée face à la "station". Une pompe permettant d'amener l'eau sur l'aérodrome était posée à l'angle du jardinet de mes aïeux. Il en reste une dalle de béton que je ne suis pas parvenu à supprimer.

Les poyais étaient soumis aux nombreux contrôles d'identité de l'occupant. Des documents connus sous le nom d'Ausweis était délivrés aux habitants.


Le document bilingue avertissait son titulaire qu'il n'était pas autorisé pas à utiliser un quelconque véhicule, qu'il devait en signaler la perte immédiatement mais surtout qu'il s'exposait à des poursuites judiciaires s'il venait à le prêter!

Resté dans les archives familiales, l'Ausweis de ma grand mère Charlotte. Délivré par la mairie de Poix, c'est un document émouvant d'une époque pas si lointaine.

Si nos politiques passaient plus de temps à construire l'Europe qu'à satisfaire leurs ambitions, je suppose que plus de 4 Français sur 10 se seraient déplacés pour les élections.

samedi 6 juin 2009

Rue Porte-Boiteux

Un plan de la rue Porte-Boiteux sur carte postale utilisée en 1908. Une jolie vue sous un angle pas très fréquent. On découvre une belle maison de pierre qui faisait l'angle avec la rue de l'abreuvoir menant au cinéma "LE TRIANON"; Aujourd'hui un espace vert bien entretenu...



La petite grille en façade sur la gauche est toujours présente de nos jours. Juste au dessus le café "LE GUILLOU" de ma jeunesse qui a fermé il y a quelques années et dont la façade a été refaite. Les maisons suivantes ont été rasées permettant la création du jardin et des marches reliant les remparts.

Autre détail, l'employé municipal qu'on appelait " le cantonnier ". Le balai au repos le long du mur le temps de se rouler et de fumer une cigarette.

Ce qu'on continue à appeler " une tradition".

jeudi 4 juin 2009

Jour de courses

Pendant près de 80 ans si l'on exclue les années de guerre, Poix a pû se glorifier d'avoir un hippodrome actif sur son territoire. Situé le long de la route du bas menant à Blangy, il a été remplacé par un terrain de football. La tribune, en bien piteux état de nos jours (Pensez ! elle date de 1924), garde le souvenir de ces journées de courses ou le "Tout Poix" se retrouvait .

La piste de 1020 mètres coupait par deux fois le chemin vicinal 203.

Parmi les six courses qui se déroulaient sur la demi journée, celle d'obstacles créait la sensation.

Ces clichés qui datent de la fin des années 20 ont été pris par Lucien HACQUART, installé 92 rue des 3 Cailloux à Amiens.
A l'époque, les différentes écoles militaires envoyaient des cavaliers défendre leurs couleurs (spahis, cadre noir, école de guerre, services vétérinaires de l'armée, école supérieure de guerre, légion, garde républicaine...)

La fanfare municipale offrait un concert tout au long de l'après-midi et un bal donné en la salle des fêtes clôturait la journée.

Chacun et chacune rivalisait d'élégance pour ces journées particulières... Ce n'est donc pas un hasard si j'ai retrouvé sous "sin bieu capieu"...

ma grand mère Charlotte ! et bien sur à proximité

ma tante geneviève.
(Merci à louis Dailly auteur du "champ de courses de Poix de Picardie" pour les données techniques et à "Panou59" de Domart en Ponthieu qui m'a cédé 3 cartes photos présentées dans ce billet).

mercredi 3 juin 2009

Sans passé point d'avenir

Avant de publier quelques documents récemment découverts sur internet et dont j'attends avec impatience la livraison; je voudrais souligner l'action d'une association regroupant des amoureux du pays de Poix qui oeuvrent pour faire redécouvrir le patrimoine existant ou oublié de notre belle ville et de sa région.

Il s'agit de l'association RACINES


RACINES a été créée en octobre 1995 (JO du 25 octobre 1995). Forte d'une centaine d'adhérents , ses effectifs ont un peu reculé pour en compter aujourd'hui quatre vingt.

Frédéric BRULIN, infirmier, en a été le Président fondateur de 1995 à 1999. Depuis février 2000 le poste est occupé par Rose-Marie DENIER. La visite de l'Eglise de Poix en bénéficiant de ses commentaires est un véritable régal.

L'association publie "Le Pays de Poix". Regroupant des articles sur l'histoire, l'architecture, la vie du canton de Poix, c'est tout le passé de notre région qui nous est révêlé au travers de ces ouvrages.

Vous pouvez vous procurer les numéros de la revue "Le Pays de Poix" à la maison de Presse sur la Place de la République ou par correspondance auprès du secrétaire de l'association.

vendredi 29 mai 2009

Place du 11 novembre

Une carte postale sépia d'entre les deux guerres qui mérite d'être regardée à la loupe. Il s'agit de la Place du 11 novembre 1918 où se dresse "encore" le monument aux morts. Je dis "encore" car le domaine public se rétrécit comme peau de chagrin dans le secteur.



Une surprise de voir l'enseigne ROBITAILLE à l'emplacement approximatif de la pharmacie Gratpanche. On se souvient que Gérard Robitaille tenait jusque dans les années 80, le magasin CODEC à l'emplacement actuel du Point Vert de la rue Charles Méhaye.


A l'époque l'hotel de la Poste, désormais cabinet de radiologie se nommait "l'hotel café FRISTOT DEVRYE".

La rue Maurice Bécart n'était pas percée, un magnifique porche de pierre se dressait au niveau des marches du Crédit Agricole (lequel occupait l'épicerie "Achille")

Poix change de visage, Et Semper Manet

lundi 25 mai 2009

La fête des Fleurs

Cela faisait un moment que je n'avais rien posté sur ce blog. J'attendais avec impatience l'autorisation de l'un de mes congénères "Poixophile" pour montrer deux cartes photographiques d'une fête des Fleurs qui était organisée à POIX entre les deux guerres.
Un grand merci à Sébastien Bruneel de Croixrault de m'autoriser à publier son document . J'y suis d'autant plus sensible que ma grand-mère et ma tante y sont photographiées. Ceci me permet d'en certifier l'origine Poyaise et de dater le document à 1928-1929 . En effet, ma tante est née en 1926. Elle n'a guère plus de deux ou trois ans sur la photo.

Sur ce cliché en possesion de ma mère, on voit les enfants de Poix déguisés accompagnant les chars fleuris. En arrière plan le café des sports qui de mémoire se situait rue Notre Dame (Café DEUX dans mon enfance, à côté de la charcuterie PETIT)

La gamine à gauche dans le charriot c'est ma tante Geneviève, née le 03 janvier 1926. La dame au chapeau n'est autre que ma chère Grand-Mère, Charlotte Jaberty épouse Laffite née en 1901.

Sébastien possède une carte photo de la même fête des Fleurs avec une autre vue.


Et toujours ma grand-mère avec "sin bieu capieu sus' tête".

Charlotte était une cuisinière de tout premier ordre. Elle était " passée devant le Monde" selon son expression. En fait elle était cuisinière chez un "baron" où mon grand père était chauffeur de maître. Cet épisode de leur vie leur a permis d'aller en Algérie à une époque ou la majorité des Français ne sortait jamais de leur canton durant leur existence.

Pour conclure une anecdote qui pour moi est chargée d'émotion.

Suite au décès de mon grand-père en 1978, ses filles ont décidé d'offrir à mon aieule une télévision noir et blanc . Un jour, ma grand mère fait remarquer à ma mère " "on n'y voit pas grand chose"". En fait, elle voyait dans l'écran le reflet de ma mère en train de repasser dans sa chambre. La télévision n'était pas allumée...

Pour une personne âgée née à l'époque des lampes à huile et n'ayant connu l'électricité chez elle que lorsqu'elle récupéra sa maison réquisitionnée au départ des occupants Allemands, c'était trop de progrès .

mardi 28 avril 2009

Le Pays de Poix

A signaler la sortie du nouvel ouvrage de l'association RACINES (histoire locale de Poix et de sa région)



Ce numéro 26, comprend 62 pages et un "look " très agréable avec des titres et des photos couleur. Des articles bien sympathiques sur Poix et les communes de son canton.

En outre, l'association a eu la gentillesse de faire la publicité de ce blog. Qu'elle en soit remerciée.

dimanche 26 avril 2009

Reconstruction... mais quand ?

Je viens de trouver une carte postale qui a aiguisé ma curiosité. Il s'agit d'une vue de la rue Saint Denis qui en premier lieu peux paraître assez courante. Cependant celle-ci présente l'intérêt d'avoir été prise avec suffisamment de recul pour montrer le bâtiment faisant le coin de la place de la République (aujourd'hui une pharmacie).



C'est la seule carte que je possède et que j'ai pu voir où l'on observe cette belle maison de pierre blanche au coin de la place. Le cachet de la Poste indique un usage en 1910.


Sur cette autre carte oblitérée par la poste en 1909, le magasin en coin de la place ne forme pas un angle droit mais un pan coupé.


Il devait s'agir d'une chapellerie . Cette boutique est visible sur plusieurs cartes de la place dont une datée par son expéditeur en 1921.

Je pense par conséquent que la carte utilisée en 1910 est antérieure à celle envoyée en 1909.
Il est surprenant que la maison de pierre de taille ait été détruite et remplacée par cette boutique d'aspect plus fragile, surtout que Poix n'avait pas encore eu à souffrir de bombardements avant le conflit de 14.

mardi 7 avril 2009

La bière de Poix (mise à jour 07.04.2009)



Dans un article paru dans le courrier Picard du 13 mars 2009, l'association "Racines" qui a tenu son assemblée générale récemment indique qu'elle envisage une étude sur la Brasserie de Poix.


Surprise ! J'ignorais totalement que Poix avait eu une brasserie. Or, en regardant chez une tante quelques documents photos et cartes postales qu'elle détient, jai trouvé ces deux vues qu'elle m'a confiées et qui nous montrent de façon précise l'endroit où elle était implantée.




Cette carte du marché aux bestiaux (actuel square Lourdel), montre la cheminée de la Brasserie approximativement au niveau de la salle Jean XXIII .



On fabriquait donc de la bière dans notre bourg.


L'entrée de l'usine se faisait à l'angle du chemin de Meigneux et de la rue Porte-Boiteux. La carte ne laisse aucun doute mentionnant "la brasserie" dans son titre.



Combien de temps a-t-elle fonctionné ? Combien d'ouvriers et d'ouvrières y travaillaient ? Comment s'appelait la bière de Poix ???

Des questions qui je l'espère trouveront réponse lorsque l'association "Racines" aura réalisé son étude.
Terminons avec une pointe d'humour :



La bière de Poix ? Elle date du mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication : y a des clients qui devenaient aveugles, alors ça faisait des histoires... (merci monsieur Audiard).



-------------------------MISE A JOUR ------------------


Une carte postale non illustrée de 1887, nous apporte un élément quant à la famille propriétaire de la Brasserie. Il s'agissait de BELHOMME-DELEPINE.

En 1898, la même famille était toujours à la tête de l'établissement. Une carte d'un autre modèle existe ( trop cher pour ma bourse hélas).


(en vente actuellement sur un site d'enchères)

lundi 6 avril 2009

Epicerie Place du marché

Poyais depuis 115 ans...

C'est vraisemblablement en 1894, que mes arrières grand-parents, LAFFITE, Félix et COMBLE Marie dite Adèle (son second prénom), se sont installés à la tête de l'épicerie centrale sur la place de Poix de la Somme, approximativement au niveau du bureau du notaire et du cabinet médical.

A l'époque à côté de la Poste qui faisait l'angle (comme l'étude notariale de nos jours).


Les archives familiales m'ont permis de mettre la main sur cette photo montrant la façade de l'établissement avec sur la devanture une grand-tante (Elmire) et probablement mon grand-père Pierre.



Une carte postale photo datant de la même période

Au passage on remarquera que le bouillon KUB existait déjà pour donner du goût aux petits plats.



Une enveloppe à en-tête atteste que c'est mon arrière grand-mère qui était la gérante de l'établissement.


Mes bisaïeuls sont inhumés au cimetière de Poix, au fond de la dernière allée à gauche en montant les marches près du porche de l'église, mes grands parents dans la première allée de gauche, tout près du cimetière anglais.

Quand elle a acheté sa concession, ma grand-mère disait que morte, elle s'assierait en compagnie de mon grand-père les jours de soleil sur le banc de bois du cimetière militaire. Un souvenir remonté par ces premiers beaux jours du printemps ?

dimanche 5 avril 2009

Carnet noir

Poyaise par le coeur, elle s'est éteinte à l'âge de 90 ans. Elle sera inhumée à Poix le 06 avril 2009, au cimetière où repose ce père qu'elle n'a pas connu, mais dont elle aura honoré la mémoire toute sa vie.


Mademoiselle Catherine FAY, connue de nombreuses familles de Poix décernait chaque année le " prix Faÿ " à une garçon "méritant" de notre ville pour son assiduité et ses résultats au catéchisme et à l'école. Sa santé déclinante, c'est son neveu qui a repris le flambeau.


Fille du capitaine FAY, aviateur mortellement blessé lors d'une reconnaissance des lignes ennemies, elle laissera un souvenir emprunt de chaleur et d'une infinie gentillesse à ceux qui l'ont
cotoyée.


Au revoir mademoiselle...

jeudi 26 mars 2009

En hommage à un ami.

Presque 50 ans séparaient nos dates de naissance, nous étions cependant amis. C'est un homme qui avait de l'or dans les mains. Que ne savait-il faire de ses dix doigts ?

Il se présentait lui même comme un "fainéant, cherchant sans cesse des astuces pour se faciliter le travail."(sic)

Je suis heureux de pouvoir présenter le travail d'un enfant de Poix.

Désiré Vasseur dit "Dédé" est né le 10 décembre 1914 à Poix-de-la-Somme (80). Il s'est éteint le 29 décembre 1999 à Poix-de-Picardie (80). Il fut artisan photographe de 1945 à 1967 à Poix et Hornoy-le-Bourg.
C'est sa vision artistique de notre ville qui m'a été confiée par sa veuve Yvonne et que je publie avec son autorisation.
Le Pont de la route d'Abbeville

Coucher de soleil sur le cimetière

Panorama (inversion du négatif qui place le viaduc à droite de l'église)

Dans le givre, l'église Saint Denis

L'Eglise échaffaudée au sortir de la guerre de 40

Vitraux détruits, vue sur la campagne.

Les remparts et la montée de l'église

Du Frayer.

La Poix sous la neige.

La source


Le pont à brebis.

Salut l'artiste ! et merci.

A consommer avec modération

J'ai retrouvé tout à fait par hasard, insérée entre les pages d'un vieux livre à la tranche dorée, une publicité d'un établissement qui fut le premier supermarché de Poix.


La maison NICOLAS, célèbre négoce de vins annonçait à l'approche des fêtes de fin d'année ses promotions.


Le dépositaire, Gérard Robitaille avait son commerce installé rue Charles Méhaye à POIX, emplacement de l'actuel POINT VERT. Il y a quelques années, c'était le supermarché CODEC.


De quand date cette "Réclame"? : L'indication des prix en Nouveaux Francs et le millésime des vins (1955 à 1959) permettent de dater cette publicité à 1960.

Pourquoi ? D'une part parce que le Nouveau Franc qui est le centième de l'Ancien Franc a vu le jour le 01 janvier 1960, mais également par le millésime du Sylvaner de 1959. Le blanc sec d'Alsace étant un vin qui se boit jeune (dans les deux ans pour conserver son caractère), la probabilité est très grande pour qu'il s'agisse de Novembre-Décembre 1960.

La page 4 de la publicité donne quelques conseils de dégustation. Probablement l'une des premières "foire aux vins" organisée à POIX.

mardi 24 mars 2009

Le temps des héros

La Marne, Verdun, L'Aisne et son chemin des Dames, la Somme... dont les combats furent les plus sanglants d'entre tous... Ressortir indemne de toutes ces batailles de quelque côté du Rhin que l'on soit né est quelque chose d'invraisemblable.

Voici une tranche de vie du soldat de première classe Pierre Laffite, menuisier de son état, habitant de Poix; mon grand père.


Son livret militaire stipule dans la rubrique "campagnes" la simple mention """contre l'Allemagne du 4.8.1914 au 29.3.1919; 4 ans 7 mois""". Dans celle des blessures, actions d'éclat, citations : """Cité à l'ordre du Régiment le 12.5.17""" et dans la rubrique Décorations :""" Croix de guerre, étoile de bronze."""

La censure militaire interdisait aux poilus d'informer leurs familles du lieu où ils se trouvaient. Impossible donc de retracer le parcours exact de mon aïeul sur les champs de batailles de 1914 à 1918. Les médailles commémoratives qu'il a obtenues sont désormais les seuls témoins de sa présence au front pendant ces longues années de guerre et du miracle de sa survie qui me vaut aujourd'hui de pouvoir écrire ces lignes.
On sait par exemple que sa première affectation dès sa mobilisation fut le 251° régiment d'infanterie. Au soir du 13 septembre 1914, sa compagnie est réduite à 13 hommes sur 250. Il allait encore tenir quatre ans et demi dans cet enfer.
Son jeune frère André n'eut pas la même chance. Tué en 1916, il est inhumé en Belgique. Il ne fut pas possible de rapatrier son corps. Son nom est gravé sur le monument aux morts de Poix.

La croix de Guerre délivrée aux combattants de la grande guerre. Le ruban vert et rouge indique qu'il s'agit de la guerre de 14-18, l'étoile que son porteur a obtenu une citation (félicitation d'un haut niveau dans l'ordre des récompenses militaires)

La citation obtenue en mai 1917 semble correspondre à l'offensive sur le chemin des Dames où le plan du général Nivelle a fait 200 000 morts dans le camp Français.

C'est suite à cette grande tuerie que ce sont développées les mutineries dans l'armée Française concentrées sur le chemin des Dames et le front de Champagne.

La chanson de Craône (du nom d'une commune située sur le chemin des dames) montre l'exaspération des troupes :

http://www.dailymotion.com/video/x30dzv_chanson-de-craonne_events


Le front de Champagne, il en fut également l'un des acteurs.

L'une des bataille les plus meurtrière, Verdun

163000 morts côté Français, 143 000 côté Allemand. Une bataille si coûteuse en vies humaine pour un résultat militaire nul. 80% des victimes causées par l'artillerie. La survie aux bombardements était la principale occupation des troupes. 70% des "Poilus" sont passés à Verdun par rotation. Un livre d'or comporte le nom de tous les soldats qui ont participé à cette bataille.




En 5 mois la bataille de la Somme aura tué, blessé ou mutilé plus d'un million d'hommes.

Quatre années et sept mois de vie compensées par quelques grammes de bronze à une époque où l'on avait le sens de la Patrie...
Quelques régiments sont passés par Poix où ils étaient mis "au repos" avant de retourner sur les champs de bataille.

Les souterrains de Poix en portent encore les traces gravées dans la craie.


Le graffiti d'Aldophe Courtaux, fanfariste au deuxième bataillon de chasseurs à pied reprend le 13 juin 1916, la déjà célèbre citation du général Pétain figurant sur son ordre du jour du 10 avril 1916 à Verdun " Courage, on les aura !".
Je me souviens des 11 Novembre de mon enfance où les élèves des écoles primaires chantaient sous la direction de monsieur PLANTEGENET, instituteur des CM1 , l'hymne à la joie ou le chant des partisans. Un hommage de la Cité à ses enfants.

jeudi 19 mars 2009

Frères d'armes

Ils l'appelaient la der. des der. , la Grande Guerre. Ils en parlaient peu gardant au plus profond d'eux même le souvenir de l'immense boucherie dont ils furent les témoins; les acteurs ; les miraculés... mais tous les victimes.

Neuf millions de morts, huit millions d'invalides. Une génération complète de jeunes hommes sacrifiée.

Pour ceux qui allaient devoir réapprendre à vivre, oublier l'odeur du sang, les cris, les pleurs se sont noués des liens d'amitié que soixante années d'éloignement n'ont pas entamé.

Au décès de mon "poilu" de grand-père, Pierre Laffite dans sa 93ème année en 1978, son camarade de tranchées Claude Mignaval de 10 ans son cadet a adressé à ma mère la lettre que je recopie ci-dessous dans son intégralité.


""""Chère madame,

Je vous remercie de m'avoir fait l'amitié de penser que vous me feriez plaisir en m'envoyant la coupure de journal où est évoquée la vie admirable de votre père.

Je l'ai lu et relu avec beaucoup d'émotion.

Quand j'ai rejoint votre père au 332 ème régiment d'infanterie au printemps de 1917, je n'avais pas encore 20 ans : il en avait alors un peu plus de 30

Son expérience de la terrible vie du front m'a été d'un grand secours lorsqu'il a fallu se préparer et prendre part à l'offensive du 20 août 1917, au bois des Caurières en avant de Verdun, où nos camarades ont été tués par centaines.

Quand, à quelques temps de là, au repos à l'arrière, nous nous sommes découverts une affinité pour la musique, de bons camarades que nous étions, nous sommes devenus inséparables.

A la première permission, nous avons, chacun de notre côté, ramené notre violon.

A partir de là, votre père n'a laissé échapper aucune occasion de me faire partager sa passion de la musique... une passion qui nous a fait oublier plus d'une fois les grandes misères de la guerre.

Pierre Laffite, soyez en assurée, restera présent dans mes souvenirs jusqu'à la fin de ma vie.

Aurais-je un jour la joie de faire, avec mes petits enfants, le pélerinage du front de 14/18 et de passer par Poix?... Je le souhaite de tout coeur.

Ma femme se joint à moi pour vous prier de partager avec votre mère et tous les votres de bien sincères et bien amicales pensées.

Claude Mignaval

La musique dit-on adoucit les moeurs. Elle a permis à deux soldats de résister malgré les privations, la peur, l'isolement; leur a donné le courage de retourner après chaque permission dans le fracas des bombes, le sifflement des balles affronter leur destin.


Pierre Laffite et Claude Mignaval ont été démobilisés en 1919. Ils ne se sont jamais revus à cause du coût que le voyage aurait entraîné. Toutefois aucun d'eux n'aurait omis d'écrire à l'autre chaque année pendant près de soixante ans. Leur amitié cimentée par le souvenir de tous leurs copains tombés au front était indestructible.

La lettre de Claude MIGNAVAL est un hommage à son ami mais aussi à tous ceux qui ne sont pas rentrés.

Mon grand-père, Pierre, Félix LAFFITE, né le 08 mai 1886 à AMIENS (Somme), est arrivé à POIX à l'âge de 8 ans. Mobilisé le 04 août 1914, il a traversé les années de guerre échappant à la mitraille mais eut les poumons gazés. Les crises d'étouffement étaient particulièrement impressionnantes et angoissantes. Il est décédé d'un cancer le 21 octobre 1978, dans son lit Avenue du général Leclerc. Il était Doyen en âge des Poyais depuis quelques années. Il repose tout à côté du cimetière anglais dans la première allée à gauche de notre cimetière.

Son goût pour la musique ne l'a jamais quitté. Son médecin, le docteur AUBRIOT se servait d'ailleurs du violon comme du plus puissant des médicaments. Il venait en visite avec son instrument et lui disait : "Alors Pépère, un coup de violon ?". La guérison était bien souvent des plus rapide et nous assistions alors, privilégiés, à un concert privé.

mardi 17 mars 2009

14 juillet 1924

Puisée dans les archives familiales, voici une carte postale photographique prise à Poix, le 14 juillet 1924.
Tandis que résonnaient cors et trompettes de la fanfare, des Poyais attablés dégustaient un verre de l'amitié.

Quelques-uns de ces personnages ne sont pas anonymes.

Cheveux blancs, moustaches gauloises, la poitrine chargée de médailles monsieur POIRET, grainetier sur la Place du Marché ocupait à l'époque le rôle de chef de la fanfare.

A gauche, col blanc empesé, monsieur BUQUET. Sa fille Anne-Marie est connue de tous les habitants de Poix et de ses environs. Epouse de Pierre DANIEL, ancien maire et conseiller général du canton de Poix, elle tenait le magasin de "nouveautés" sur la place du 11 novembre (désormais un cabinet d'assurances).

A ses côtés, monsieur DELATTRE dont le fils Jean a été libraire pendant des années Place de la République. La maison de la Presse a été reprise par le couple DELHAYE.


Tout à gauche et je suis ravi de le retrouver sur une carte postale, mon grand père, Pierre LAFFITE. Il fut conseiller municipal de Poix au sortir de la grande guerre, mais ce ne fut pas là sa seule contribution à la vie de la cité Poyaise. J'y reviendrai bientôt.

Il existe une variante de cette photo que m'a montré Sébastien de Croixrault. Le plan est légèrement décalé vers la gauche dévoilant un autre personnage près de mon aïeul.

vendredi 13 mars 2009

Ponts et chaussées

Les deux cartes postales qui suivent m'ont été prêtées par une tante. Elles figurent parmi les plus anciennes cartes illustrées de notre bonne ville.

Ils s'agit de deux vues spectaculaires de la démolition du vieux Pont Saint Martin et de sa reconstruction. Documents rares à une époque ou la Place de la République qui s'appelait Place du Marché n'était pas recouverte dans sa totalité.

Une machine à vapeur installée dans une cabane actionnait une longue courroie qui descendait

jusqu'au lit de la rivière. Quelle pouvait être sont utilité ?

On aperçoit une pompe à bras pour puiser l'eau servant à gâcher le mortier.

Cette vue montre qu'au début du XX° siècle la rivière était visible de part et d'autre du pont Saint Martin.

Tous les regards étant tournés vers la place, on peut supposer que le chantier de la carte précédente était déjà ouvert.


On remarque qu'une charcuterie faisait l'angle. Un commerce qui aura perduré un siècle avant de laisser la place à un opticien. Le Café du Centre a depuis longtemps disparu comme la grande majorité des bistrots de la commune.

samedi 7 mars 2009

Documents photographiques du viaduc

Une trouvaille qui m'a emballée ; un lot de photographies en format 13 X 18 du viaduc pendant la reconstruction de 1940.

Elles sont commentées et datées au crayon graphite au verso, ce qui leur confère une valeur historique loin de me déplaire. Pour ceux qui ont la chance d'avoir "Poix il y a 50 ans" de Louis Dailly, elles complètent les pages 8 et 9 de l'ouvrage.


Pour mémoire, le viaduc a été détruit le 06 juin 1940, privant l'Allemagne d'une communication ferrovière directe vers la Normandie. Cette ligne stratégique doit être rapidement remise en fonction. Des travaux de reconstruction sont immédiatement entrepris dans ce but.




Le 14 septembre 1940, soit 3 mois après le dynamitage, les premiers essais du viaduc provisoire ont lieu. (Selon L.Dailly, la locomotive franchit le viaduc à 18 km/heure.)

Le pont provisoire est porté par de lourdes poutrelles métalliques venant de Berlin comme en atteste la mention peinte sur leurs flancs (que l'on aperçoit sur la photo 1 à gauche du tablier).

Le photographe a fait disparaître celle-ci par grattage sur le plan rapproché lors du premier essai (photo 2).
Le 5 février 1941, les travaux de maçonnerie se terminent. Les poutrelles ayant remplacé les 3 arches détruites sont prêtes à être évacuées.



En arrière plan on distingue une guérite reconnaissable aux chevrons peints sur ses flancs. Des soldats Allemands y montaient la garde en permanence.




Le long de la route d'Abbeville, un baraquement de grande taille devait servir de logement aux ouvriers. (Il avait neigé sur Poix en ce début février 1941).

Photos témoignages sorties de l'oubli grâce à internet, elles étaient conservées dans un petit village de l'Aisne entre Laon et Soissons.

mercredi 18 février 2009

Prince de Poix

Poyais, Poyaises, damoiselles et damoiseaux.

J'ai le plaisir de vous présenter son altesse , le Prince Antoine, Georges, Marie de Poix de Noailles, XIII ° prince de Poix.



Avocat internationnal, homme d'affaires, il parcourt la planète d'Europe aux Amériques ou en Asie. Il est également maire d'une charmante et accueillante petite commune du Noaillais.

Il m'a fait l'honneur et le plaisir d'être présent lors d'une cérémonie que j'organisais le 15 janvier 2009.

La famille de Noailles détient la principauté de Poix depuis 1729.

jeudi 12 février 2009

Le vivier de la résidence Beauséjour

La maison de l'actuel principal du collège fut autrefois occupée par les religieuses de la Sainte Famille d'Amiens, qui en furent même propriétaire (source L.Dailly de la propriété Beauséjour au collège des Fontaines)


Au fond du parc, un bras de la Poix (encore visible du coté de la laiterie) alimentait une pièce d'eau où malgré le faible courant des truites séjournaient.






Une carte postale immortalise le Vivier au centre duquel se tenait "la grotte" (voir la rubrique La maison blanche de ce blog). Ecrite par une pensionnaire prénommée Clothilde à ses parents à Saint Omer 62, elle est empreinte d'émotion.

""" Bien chers papa et maman, Ma Révérende mère me fait vous écrire que je ne retournerai qu'avec Anne-Marie le 17 courant. Elle trouve que c'est déja trop tôt .... """

La lettre a été visée par "la censure", portant à l'encre """Mes sentiments dévoués, (signé) soeur Marie Clothilde""".

J'imagine à l'écriture juvénile le désarroi de la fillette placée en pension n'a pû rejoindre sa famille aussi vite qu' elle ne l'espérait.

dimanche 8 février 2009

La Fanfare défile en camion

Une seconde carte photo provenant de la même origine que la précédente (Nicole W que je remercie encore).



On y voit un orchestre (fanfare ou harmonie) grimmé et déguisé circulant sur le plateau d'un camion. Que fêtait-on à Poix ce jour là ? Désiré Vasseur le photographe est hélas décédé depuis 2000 et ne peut me venir en aide.



La photo est issue de son laboratoire qui se situait entre la quincaillerie Fétré et la maison Rameaux (Dr Decourcelle). J'interrogerai sa veuve qui m'en apprendra peut être un peu plus.



Des costumes variés sont de sortie et les visages sont maquillés. Un document qui je pense date de l'immédiat après-guerre . Espérons que madame Vasseur en aura des souvenirs. Elle est de quelques années plus jeune que son époux.

vendredi 6 février 2009

Jour de fête

Une carte photo obtenue par hasard grâce à un contact sur un site internet de vente avec une antiquaire de la région de Poix aujourd'hui retraitée .


Le cliché provient d'un lot acheté à un habitant de Poix il a une trentaine d'années.




Il s'agit d'un char fleuri , tiré par un âne, mené par un "Pierrot". Dans le charriot symbolisant un nid, des enfants sont déguisés en oisillons.



Les agrandissements manquent de netteté, le cliché n'étant pas destiné à un fort grossissement






Difficile de déterminer l'année de la photo. Aucun élément permettant de la dater ne figure tant sur le recto que le verso de la carte.


L'uniforme du gendarme à sa fenêtre ainsi que le bandeau "années folles" dans les cheveux de la dame peuvent éventuellement déterminer une période approximative...



Quant à la localisation, c'est effectivement devant l'ancienne gendarmerie de Poix que la photographie a été prise. On remarque les volets et le portail identiques sur cette carte.

Fêtait-on carnaval à Poix durant la première moitié du XX° siècle ?

(Merci à Nicole W. )

dimanche 11 janvier 2009

L'Ecole des filles

Comptant parmi les édifices les plus imposants de notre Cité, l'école des filles trône à l'angle de la route d'Amiens et de la rue Notre Dame.


La partie située à droite de la construction était présente avant la seconde guerre mondiale,


tandis que la partie comprenant le préau et les classes au dessus ont été ajoutée lors de la reconstruction. Ancien Cours Complémentaire qui accueillait les élèves de la 6° à la 3°, les bâtiments furent affectés aux primaires à la construction du Collège des Fontaines.

dimanche 4 janvier 2009

Poix au second Empire

Napoléon III a la particularité d'avoir été Président de la République élu au suffrage universel masculin avec près de 75 % de suffrages , puis Empereur des Français plébiscité par la population, après son coup d'état du 2 décembre 1851.

Son effigie qui ornait déjà les timbres de la République se pare d'une couronne de Lauriers sous l'Empire. Ces vignettes sont nommées "Empires Laurés" par les philatélistes.

A cette époque, les timbres à date constatant la commune, la date et l'heure du dépôt du courrier ne sont pas apposés sur les timbres mais à l'écart sur l'enveloppe. Le timbre-poste reçoit un autre cachet portant un numéro dans un losange de points.

Le bureau de Poix-de-la-Somme après avoir porté le numéro 2482 en "petits chiffres" apposera sur chaque vignette le numéro 2916 en "gros chiffres".

Commun sur les timbres à 20 centimes bleus de l'époque, il est un peu moins fréquent sur un 10 centimes, notamment avec une jolie frappe comme sur cet exemplaire émis à partir d'octobre 1867 et retiré du service en 1869.

mardi 30 décembre 2008

Hôte des souterrains de Poix

Quelle que soit la profondeur des souterrains situés à Poix (de 3 à 18 m de ceux que j'ai visités), on y fait des rencontres rassurantes sur le plan écologique.


En effet, ces petits mammifères discrets accrochés tête en bas sous les voutes garantissent par leur présence la qualité d'un environnement.

Il faut faire taire les légendes d'animaux maléfiques s'accrochant aux cheveux des visiteurs de leurs antres.



Dotées d'un sonar très performant, ces insectivores nocturnes savent éviter les obstacles.




Malheureusement, leur population est en danger à cause des insecticides agricoles qui les empoisonnent ou les privent de leur proies favorites.


Grandes chasseresses de moustiques et de papillons de nuit, l'utilité des chauves souris est hélas trop méconnue. Peu de particuliers leurs aménagent des nichoirs pourtant simples à réaliser.


Une planche, quelques clous et quelques coups de scie :

http://www.observatoire-environnement.org/dsne/Comment-construire-un-nichoir-a.html

et quelques conseils de pose

http://www.observatoire-environnement.org/dsne/Les-10-regles-du-poseur-de-nichoir.html

J'ai eu une famille de chauves-souris qui nichait dans un mur de parpaing. Elles y entraient et en sortaient par un joint creux de seulement 12 mm de haut sur 40mm de large. Seules leurs déjections trahissaient leur présence.

Laissez vos commentaires

Bonjour à tous

Vous êtes quelques uns à venir chaque semaine lire ce blog. Vous avez certainement des opinions, des anecdotes, des souvenirs, des histoires à partager.

N'hésitez pas à ajouter un commentaire. Je compte sur vous pour générer de la vie . Soyez participatifs, nous avons tant à partager.

Lorsque vous laissez un commentaire, il m'est soumis pour acceptation. Je ne censure que les discours n'ayant aucun rapport avec mes blogs (annonces sexuelles, prosélytisme, publicités, polémiques ...).

Que ce soient encouragements, critiques, confirmations ou démentis, coups de gueule, ils seront publiés.

lundi 29 décembre 2008

Meilleurs voeux

Cette fois, je ne montrerai ni carte postale, ni lettre, ni publicité.

Juste trois grafitis photographiés dans les souterrains de Poix. Il s'agit de trois dessins à la mine graphite datant très probablement de la guerre 14 si l'on en croit les multiples dédicaces séjournant à proximité à une quinzaine de mètres sous terre.

En effet, nos souterrains ont servi de base arrière aux régiments de poilus qui se reposaient à l'arrière avant de retourner sous la mitraille, se battre pour la patrie... pour nous, pour que nous puissions demeurer libre.

Une génération de jeunes hommes sacrifiée. Ce devait être la der. des der. Hélàs les conditions
imposées à l'Allemagne vaincue ont amené la seconde guerre mondiale. Et nos souterrains furent de nouveau occupés, notamment par un hopital militaire Allemand.


Au seuil de cette nouvelle année, je veux remercier les 1250 visiteurs de ce modeste blog, féliciter la nouvelle municipalité pour ses initiatives culturelles mais également pour avoir débarrassé les vieilles buches de pin pourries qui encombraient le rond-point du bois des Arbrisseaux depuis une décennie.

Je souhaite à tous réussite, santé et prospérité et vous laisse admirer ces dessins d'hommes sans qui nous ne pourrions peut être plus dire "Et semper manet".















jeudi 18 décembre 2008

Lettre à en-tête

C'est le genre de document que j'affectionne particulièrement. Une lettre à en-tête d'un établissement Poyais , témoignage d'un épisode de la vie locale dans ces années folles au sortir de ce qui devait être la der. des der.


La lettre émane de l'ancienne Maison LECORNUT qui n'était autre que l'hotel restaurant de la gare, géré en 1923 par la famille CORDIER-MUSCHE



Sans télévision ni radio, les papiers d'affaires servaient de supports publicitaires. Des "Réclames" comme on disait à l'époque.


L'établissement présentait tout le confort moderne et un accueil à toute heure. Déjà un service de location automobile.

La lettre typiquement commerciale concerne le paiement d'une traite (moyen de paiement des factures très usité à cette époque). Le signataire sollicite le report de l'encaissement de cette traite d'une quinzaine de jours, attendant le remboursement de "Bons de la Défense" .

Les Bons de la Défense sont des emprunts d'état émis peu après la guerre. Un taux d'intérêt fixe et avantageux était versé aux souscripteurs . A date d'échéance, les investisseurs percevaient intérêts et principal.


dimanche 14 décembre 2008

Mariage Princier

Un évènement heureux s'est déroulé le 28 juin 2008 à MOUCHY-LE-CHATEL, petite commune de l'Oise où réside Antoine de POIX de NOAILLES, XIII° Prince de POIX.

Le père et Maire, Antoine de Poix de Noailles et son épouse Isabelle Frisch de Fels, Princesse de Poix ont donné en mariage leur fille Mélanie de Noailles à Olivier Lyon Lynch des Lords Lyon of Glamys.

La cérémonie s'est déroulée dans un annexe de la mairie trop petite pour l'occasion, puis dans l'église du village.

Le cocktail fut servi dans la cour du chateau familial, propriété de Philippe de Noailles, Duc de Mouchy, père du Prince de Poix.

Pourquoi les Ducs de Mouchy peuvent-ils toujours se prévaloir du titre de Prince de Poix ?

Tout simplement parce qu'ils possèdent toujours une terre sur le territoire de la commune de POIX. En l'espèce, il s'agit du bois des Arbrisseaux, dont la jouissance est accordée gratuitement à la commune, à charge pour celle-ci d'en assurer l'entretien et la sauvegarde. (...)

Une comparaison de l'entretien des allées et du rond point au début du XX° siècle et actuellement montre assurément que la commune n'assure plus vraiment sa partie du marché.

Espérons que la liberté de passage dans cette propriété privée soit encore accordée pendant longtemps aux Poyais et Poyaises par leur Prince.

vendredi 12 décembre 2008

Une belle pièce

Voici une carte postale qui m'a longtemps fait rêver et que je n'espérais pas mettre dans ma collection si vite. En effet, elle atteint des prix records frôlant ou dépassant les 100 euros. L'ayant trouvée pour une somme raisonnable, je me suis empressé d'en faire l'acquisition.

Il s'agit d'une carte peu ordinaire, car c'est probablement l'une des seules cartes de Poix qui ne montre pas la ville ou un paysage mais l'un de ses habitants colombophile.





Hélas la carte est neuve , ce qui ne me permet pas de la dater. En revanche, cela lui vaut un parfait état de conservation.

Elle montre monsieur CORDIER s'occupant de ses pigeons et porte l'inscription :

Colombier de Mr CORDIER à POIX (Somme) -"Au retour d'un lâcher, le pigeon voyageur apprécie fort la friandise qu'on lui offre comme récompense."

Un petit zoom sur le personnage montre un homme en vêtements de travail, portant un pigeon sur la tête et trois sur les bras. On remarquera une belle paire de moustaches à la "poilus".

De qui s'agissait-il ? Dans les années précédent la seconde guerre mondiale, des CORDIER ont tenu une boulangerie place de la République, approximativement au niveau de l'actuelle caisse d'épargne. A l'époque la rue du Moulin n'existait pas. S'agissait-il de la cour située derrière la boutique ? Je ne le pense pas. La façade de la boulangerie était relativement étroite (visible sur les cartes représentant le Pont St Martin). La cour semble assez vaste.

Au début des années 20, le café restaurant de la Gare était tenu par la famille CORDIER-MUSCHE (ancienne maison LECORNUT) et proposait écuries et garages aux voyageurs de commerce. Les dimensions de la cour correspondraient davantage... mais il pourrait aussi s'agir d'un tout autre lieu.

La consultation d'archives devrait en dire davantage car jusqu'au début des années 80, les colombophiles étaient obligés de déclarer leurs élevages en Préfecture. Ces braves volatiles ayant servi tant de fois de messagers pendant les conflits, les gouvernements successifs les ont recensés. Une procédure qui a perduré pendant près de 40 ans après l'armistice.

lundi 8 décembre 2008

Voiture à cheval sur la route d'Eplessier

Une vue du début du XX° siècle pas très fréquente de la route d'Eplessier.



On y voit une voiture à cheval qui s'apprête à passer devant la maison FREVILLE (actuellement auto-école).

L'entreprise d'Alfred FREVILLE (peintre et vitrier) a prospéré de nombreuses années à cet endroit. Une personne âgée de Poix me confiait récemment qu'après la guerre de 40, Alfred et son ouvrier ont eu plusieurs années de travail à décaper et repeindre les boiseries que les Allemands avaient recouverts d'un gris douteux.

C'est vrai qu'ils en ont mis partout de ce gris. J'ai eu beaucoup de mal à décaper les portes de ma maison que les occupants avaient réquisitionné... et repeinte.

Pour en revenir à la maison Freville, j'y ai habité le temps d'un été en 1970 avant de rejoindre le Parc des Clairs logis et après avoir quitté la maison "Sainteville" route d'Abbeville (voir billet du 18 octobre 2008, Le route d'Abbeville sous la Neige). Elle disposait de spacieuses dépendances et d'un magnifique jardin.

mercredi 26 novembre 2008

C'est l'hiver

Pendant longtemps je n'ai trouvé aucune carte de Poix dans la rigueur hivernale. Depuis quelques semaines, elles se succèdent.



Cette fois-ci c'est une vue de la cote de Paris sous la neige que j'ai trouvé. Le réchauffement climatique nous permettra t-il encore d'admirer cette blancheur qui éteint le vacarme et nettoie le paysage?

N'est-elle pas magnifique notre vallée sous un ciel lourd de neige ? Un paysage qui ne peut que faire penser à Noël.

En cette période de fin d'année, un petit geste envers ceux qui n'ont rien , c'est montrer votre humanité.

Joyeux Noël à tous

lundi 10 novembre 2008

La route d'Eplessier prise de l'Eglise

Voici une carte comme je les aime bien, car elle nous raconte notre histoire.


Il s'agit d'une vue prise des remparts de l'église. On y distingue le chemin de Meigneux, la route d'Eplessier et l'on y devine la rue du Viaduc.

La grande batisse de premier plan est toujours présente. Les transports DEGOUY y ont séjourné. Les agrandissements montrent qu'au début du XX° siècle le quartier était animé.


La ferme COURTOIS à l'angle du chemin de Meigneux , accueillait l'Auberge Saint Nicolas et possédait une écurie pour 36 chevaux. Les foires étant nombreuses, les voyageurs de commerce avaient le choix pour trouver gîte et couvert.

A l'angle droit de la rue du viaduc (clinique vétérinaire de nos jours), se tenait le CAFE DE LA FORGE, bar-restaurant appelé le café PROVILLE du nom de ses propriétaires. Une écurie pour 20 chevaux (si je déchiffre correctement) y siégeait.

En face, à l'angle gauche de la rue du Viaduc, toujours debout de nos jours, se tenait la maison DUCROCQ. Il s'agissait d'un marchand de vins qui s'installa ensuite ans l'actuel magasin Delacuyse.
Il ne subsiste aucun de ces commerces. Heureusement que les cartes postales et quelques anciens de la commune ont gardé la mémoire de ces lieux pour me permettre de les faire un peu revivre à travers ce blog.

Square, gendarmerie, église

Une carte postale en couleur de la fin des années 60, début 70 qui nous montre le square du docteur Lourdel, avant qu'il ne soit amputé des quelques mètres carrés destinés à accueillir la cuve à gaz de la nouvelle salle des fêtes.



Me vient la nostalgie de cette époque ou ce jardin public était réservé aux enfants. Un toboggan, deux tape-culs, un tourniquet , deux balancoires nacelles pour les équipements et une belle surface pour jouer au ballon. Ce lieu de rencontre des gamins de Poix ne résonne plus de leurs cris.



Aujourd'hui le toboggan s'est miniaturisé ; il n'est plus possible d'entrer dans le tourniquet pour lui donner de la vitesse et les enfants ont été chassés de la moitié du square par les boulistes qui s'imposent au dépend de toute sécurité. (Qui donc a dit que les jeunes ne respectaient rien ?)


La vue agrandie de la première carte centrée sur l'ancienne Gendarmerie et l'Eglise


pour comparaison avec cette photographie prise après démolition de la salle des fêtes.

La végétation a changé, des candélabres sont apparus sur les trottoirs, l'ancienne gendarmerie a perdu ses carreaux et de nombreux volets.

Les gendarmes auront eu le temps d'user leur " nouvelle" caserne qu'ils abandonneront dans quelques mois et prendre possession de locaux flambants neufs avant que cette vénérable bâtisse ne fasse l'objet d'un sauvetage. Il s'agit pourtant d'un des bâtiments les plus vieux de notre commune, qui contrairement au reste de la ville a su résister aux bombardements et aux outrages du temps.

Serait-ce une tradition communale d'acheter des biens immobiliers et de les laisser sans entretien ? L'allure de l'ancienne quincaillerie Duclair (Fétré) à l'autre bout de la rue semble le confirmer.

Sous la neige (modifié le 26.11.2008)

Deux cartes postales trouvées récemment que je n'avais encore jamais observées.

La première montre le porche de l'Eglise si souvent représenté


La seconde me pose problème, car je ne parviens pas à localiser la vue. De prime abord je pensais à une vue prise du Bois du Grand Rideau avec ce qui est aujourd'hui le terrain de football et la piscine, mais je n'y retrouve aucun détail familier.

J'aurais douté qu'il s'agisse de Poix-de-Picardie, si le nom d'ANGER-DENIER débit de tabacs ne figurait sur la carte.

Et cette troisième récemment acquise qui montre la route d'Abbeville


à laquelle vient désormais s'ajouter la descente de la cote de Paris.

samedi 18 octobre 2008

La route d'Abbeville sous la neige

Dernière trouvaille.

Une vue de la route d'Abbeville (aujourd'hui avenue du général Leclerc) prise sous la neige.

Il s'agit d'une carte colorisée utilisée en 1907. L'une des plus belles carte de Poix à mon sens en raison de son charme, de son animation et bien entendu de sa localisation.


Elle est prise de l'angle de la route d'Abbeville et du chemin de Croixrault où se dresse un calvaire (maison Sainteville).


Au premier plan, un chasseur semble guetter le pigeon ramier






Il scrute le sommet des pins qui bordaient à l'époque toute l'avenue. Le fusil pointé, la gibecière sur la hanche, il porte des sabots de bois aux pieds.

Au second plan, deux ménagères chaudement couvertes d'un châle prennent la pose, pieds dans la neige.

Un peu plus en retrait, un vieil homme vêtu d'une pélerine





Et en arrière plan, les maisons des chaufourniers.

Il s'agit de l'actuel restaurant des "Arbrisseaux" et des trois maisons situées en aval.

Les chaufourniers étaient chargés d'extraire la craie des nombreux souterrains débouchant dans ce secteur et de la brûler pour obtenir la chaux vive.

Deux fours subsistent dans l'avenue. L'un dans la propriété Vasseur-Long; l'autre dans la propriété Daire.

Le four de la propriété Vasseur-Long possède une cheminée d'évacuation verticale. Celui de la propriété Daire a la particularité d'être équipé d' un conduit incliné sur plus d'une dizaine de mètres avant de ressortir dans le bois.

Ces maisons, comme celle au premier plan font probablement partie des plus anciennes habitations de Poix. Elle ont survêcu aux bombardements des guerres de 14 et 40.

mercredi 8 octobre 2008

Enveloppe publicitaire

Découverte sur un site de vente aux enchères, une enveloppe publicitaire du magasin DANIEL de Poix.

Partie de Poix-de-la-Somme le 4 août 1953 pour Lyon (Rhône), elle ne porte pas de cachet postal d'arrivée. J'aurais pourtant aimé savoir à quelle date elle a été distribuée.


En effet, une grêve générale partie des PTT de Bordeaux ce 4 août a paralysé la Poste puis tous les services publics pendant près de trois semaines. La reprise du travail n'interviendra que le 26 août 1953.

Revenons-en à l'enveloppe . Dès le développement des services postaux avec l'avènement du timbre poste en 1849, les enveloppes des entreprises et commerces vont servir de support publicitaire.

La magasin de nouveautés et articles funéraires de Pierre DANIEL, se situait à l'angle de la place du 11 novembre 1918 (place du monument aux morts) et de la rue du Moulin il y a encore quelques années. Il fut remplacé par une officine de pharmacie qui a déménagé juste à côté, pour laisser la place à un courtier en assurances.

Pierre DANIEL reste dans toutes les mémoires des habitants de Poix et de sa région ayant été conseiller municipal puis Maire et Conseiller Général pendant plusieurs mandats. La ville lui doit beaucoup.

La lettre se trouvait chez un collectionneur de Marseille qui me l'a cédée. Elle est revenue à son point de départ quelques 55 ans plus tard.

vendredi 22 août 2008

Gastronomie

Nul n'est besoin de se rendre dans le Bordelais pour trouver des cèpes.



Un petit tour dans les environs de Poix en ce vendredi 22 août 2008 m' a permis de ramener une dizaine de kilogrammes de beaux cèpes, qui épluchés et cuits donnent près de 3 kilos de champignons qui accompagneront poulets et lapins ou plus simplement seront servis en gratins.

A moins qu'ils ne terminent dans cette fabuleuse recette de Lasagnes aux cèpes des frères Troisgros.

samedi 16 août 2008

La route d'Abbeville (Mise à jour 16 août 2008)

Située à la sortie nord-ouest de Poix, la Route d'Abbeville a désormais pris le nom de rue du Général Leclerc, hommage de la commune à cet illustre Samaréen de Tailly l'Arbre à Mouches. (village situé quelques à kilomètres en direction d'Abbeville).

Au début du XX° siècle, l'avenue était bordée de grands pins. Quelques petites maisons de chaufourniers la bordaient (Le chaufournier est, dans la production de la chaux vive, l'ouvrier conducteur du four à chaux. Par extension il désigne l'exploitant d'un four à chaux. source wikipédia)


La rue a gardé son charme bien que les sapins aient disparu.

Le bois des arbrisseaux fait face aux habitations. C'est une propriété de la famille de Poix de Noailles, Duc de Mouchy. (Le chateau de la famille est situé à Mouchy le Chatel près de Noailles dans l'Oise).

Le "mur de la mort" a remplacé les maisons de pierre calcaire dans le carrefour des routes d'Abbeville et d'Amiens. Ce mur fut construit peu après qu'un semi remorque dévale au petit matin la rue où les élèves sortent des écoles. En rupture de freins il a franchi la rue, arraché une pompe à essence de la station "Antar" (à l'époque) pour plonger dans les jardins en contrebas.

Durant la seconde guerre mondiale, cette demeure réquisitionnée par les Allemands servait de maison close aux troupes d'occupation. La ville était sur un plan stratégique d'une grande importance en raison du viaduc d'une part mais surtout du terrain d'aviation sur le plateau de Croixrault. Un poste de contrôle avec barrière était implanté dans le milieu de la côte.


Les demoiselles Delannoy (Jeanne et Laure) occupèrent de nombreuses années cette magnifique maison. Une partie du parc accueille désormais l'école maternelle.



Des générations de Poyaises et Poyais se souviennent de ces femmes dévouées qui ont tellement donné pour le catéchisme, la chorale, les enfants de coeur... A cette époque ( années 70), les enfants allaient à la messe le dimanche matin.



Dernière trouvaille, cette carte photographiée à mi-hauteur de la route d'Abbeville. Au premier plan à droite, le chemin menant au bois de Croixrault où se dresse désormais un crucifix. La maison du couple Sainteville était déjà implantée, de même que l'actuel restaurant "Les Arbrissaux" que l'on peut apercevoir au second plan.

Les rues de Poix (mise à jour 16/08/08)

Le voyageur qui découvrait Poix en y arrivant par la route Nationale 1 ne pouvait qu'être surpris par le dénivelé après des kilomètres de terrain plat dont seule la vallée de Taussacq rompait la monotonie.


De quoi faire perdre le nord à un éditeur de cartes postales qui y a vu la route d'Amiens !!!


Une côte que les chevaux devaient appréhender,

plutôt raide !!!
mais qui fit le bonheur des premiers pilotes automobiles qui se confrontaient dans les courses de côtes.Un peu plus bas et bien plus contemporain, le carrefour de la route de Forges-les-Eaux.

Prise au même endroit quelques décennies plus tôt. On remarquera comme nos anciens ont anticipé le développement de la circulation en reconstruisant Poix avec de larges avenues. Une vision des choses que nous redécouvrons avec le développement durable.

La rue du jeu de Paume et la rue du Frier .

Rue Saint Martin depuis l'angle de la Place de la République, la Chapellerie Lenoir fait face à une Patisserie Confiserie.

Quelques années plus tard, les chapeaux ne font plus recette et un marchand de cycles s'y installe. La Patisserie fait de la résistance. Le magasin de cycles deviendra Quincaillerie, magasin de Vêtements et maintenant boutique d'Opticien. La Pâtisserie, l'hôtel puis le café de Paris.

De l'autre côté de la place, la rue Saint Denis. Une boulangerie s'y tenait déjà.

Un montreur d'ours semble y quémander sa subsistance. On reconnait la façade de l'hôtel de ville au second plan.

Quelques boutiques montrent leurs enseignes. Un tailleur (J.PAGNEN), une boulangerie, un café (MORARD-MEULIN).

Un autre Patissier Confiseur était installé à quelques maisons de la Justice de Paix.

La boutique du Bourrelier à gauche et un café juste avant l'angle de la rue Porte-Boiteux.


Une vue rapprochée de la Bourrellerie-Sellerie. La Justice de Paix paraîssait bien discrète avec cet énorme bâtiment sur sa droite.
La maison a l'angle est devenue un petit espace vert.

La Bourrellerie a laissé la place à "La Ruche Picarde" et la patisserie à une Boucherie. Le café s'est transformé en station essence Shell.

Poursuivant la route vers Amiens, la rue d'Hardivillers.

Au carrefour de l'hôtel du Cheval Blanc, autrefois appelée la "vieille route", la rue du Docteur Barbier où se dresse maintenant la Mairie. L'auberge annonçait qu'elle possédait une écurie pour 30 chevaux ! Argument publicitaire destiné aux voyageurs de commerce ?
A quelques pas, la rue Notre Dame menant à Conty. A gauche l'amorce de la "Nouvelle Route" qui a permis d'adoucir la pente en venant d'Amiens ou d'Abbeville.
La résidence Beauséjour sur la droite et son mur de clôture

Au tout début des années 70 il restait encore trois commerces dans cette rue. Celui au premier plan de la carte postale ou une vieille dame nous vendait des bonbons Lutti à 1 ou 2 centimes, la charcuterie Petit et le café Deux. Reprenons la route qui se dirige vers Amiens
La route d'Amiens, Avenue de la Gare (suivez l'attelage, il va réapparaître un peu plus loin), à pied, à cheval, en voiture...

La route d'Abbevile : Avenue du Général Leclerc qui n'était pas encore baptisée.

La Nouvelle Route et la Vieille route (rue du Général Leclerc à gauche, du Docteur Barbier à droite).

Une vue presqu'identique qui montre l'accès à la rue Ferdinand Beaumont à l'extrème droite, qui va nous ramener vers le centre ville.

Prise depuis la route d'Abbeville, cette vue montre la Villa Porion, toujours en place dans la rue Ferdinand Beaumont. On n'y devine pas encore le cimetière.

La rue Ferdinand Beaumont : rue des Ecoles. Un maréchal ferrant y exerçait quelques mètres au dessus de l'Ecole des Garçons. Ces locaux sont aujourd'hui utilisés par l'institut médico-éducatif des Papillons Blancs.

Le bâtiment au premier plan à gauche n'existe plus. Sa dernière utilisation aura été, il me semble, la menuiserie de monsieur Mille. Gamins, on allait y chercher de la sciure pour la caisse des chats ou pour nettoyer le carrelage fraîchement posé. Le cercueil de mon grand-père est sorti de son atelier.
La rue Porte-Boiteux s'étendait de l'hôtel de ville à la route d'Eplessier. La partie proche du centre a été rebaptisée.


Il s'agit maintenant de la rue Charles Mehaye,


qui débute en haut de la Place du 11 novembre.

La rue Porte-Boiteux a été photographié sous de nombreux angles.


Elle débute à ce carrefour où se dressait le Café de l'Union, qui fut ensuite la boucherie Lesur.

La Gendarmerie Nationale longtemps au coeur de la ville, se trouve aujourd'hui en périphérie.

La rue Porte Boiteux s'achève à l'intersection de la rue de l'Abreuvoir. L'atelier du Vitrier accueille désormais une Auto-Ecole. J'y ai vêcu un été quand mes parents sont revenus vivre à Poix il y a près de 40 ans.

La route d'Eplessier officiellement route d'Aumale. Une vue des remparts de l'église.

(Et revoilà l'attelage du bas de la route d'Amiens). Deux chevaux n'étaient pas de trop pour tirer les lourds charrois. La visite de la ville vous a plu ?

mardi 29 juillet 2008

Le Viaduc - 2° partie Destruction et réparation (Mis à jour 29/07/08)

1914

... Le 3 août l'Allemagne déclare la guerre à la France. En quelques jours les troupes du Reich envahissent le nord de la France. Le célèbre épisode des taxis de la Marne dit-on, stoppa l'avancée ennemie à une cinquantaine de kilomètres de Paris. La guerre des tranchées commence alors faisant des millions de morts. Les batailles de la Somme figurent parmi les plus sanglantes.

Mais à Poix-de-la-Somme que s'est-il passé ? Le front se situe un peu plus loin vers Montdidier, Moreuil, Villers-Bretonneux. ( Des régiments au repos viendront à Poix où ils occuperont les nombreux souterrains calcaires où demeurent encore leurs émouvants graffitis).

Cependant l'état major craint que l'armée Allemande ne poursuive son avancée. Elle demande au Génie de mettre hors d'usage le viaduc de Poix situé sur une voie ferroviaire de première importance. Le 31 août 1914 le sol tremble. La moitié du viaduc s'effondre.



Il ne reste rien des six arches formant la moitié droite de l'ouvrage,

hormis un énorme tas de gravats.

L'arche supportant les rails en équilibre devra être sciée et reconstruite.

Les piles remontées, le coffrage des cintres débute

et progresse rapidement arche après arche.

Une contre-buttée est érigée pour soutenir la sixième arche fortement endommagée.



Les charpentiers et les maçons s'affairent. L'ouvrage avance rapidement.



Impressionnant travail de boisage !


Les travaux sont en voie d'achèvement. Les cintres sont démontés.

La reconstruction de l'édifice anéanti inutilement durera de fin novembre 1914 à Juin 1915,

permettant aux trains de reprendre leurs voyages.

Ce pauvre viaduc avait déjà bien souffert... et pourtant le 6 juin 1940 les arches 4,5,6 (côté Rouen) sont à leur tour détruites par le Génie français et la 8° par un bombardement allié en janvier 44. Cette fois, il ne semble pas y avoir eu de cartes postales montrant les dégâts et leurs réparations.

mardi 22 juillet 2008

La gare ( modifié le 22 juillet 2008)

Située sur les hauteurs de Poix, bordant la ligne Amiens-Rouen, la gare du chemin de fer a été fermée aux voyageurs il y a quelques années.

Le chef de gare qui assurait la vente des billets et la sécurité à l'arrivée et au départ des trains n'est plus. Les titres de transport sont délivrés par une machine, le coup de sifflet du chef de gare est donné par le contrôleur qui accompagne le train.

Située à proximité de la route d'Amiens qui pourquoi faire compliqué se nommait l'avenue de la Gare,




elle abritait une salle d'attente, le guichet et le logement du chef de gare.



Elle était dotée de deux quais pour l'embarquement et le débarquement des passagers.


Des voies de service étaient utilisées pour les marchandises en transit.



A quelques pas, l'hotel LECORNUT-BARBET, accueillait les voyageurs qui descendaient à Poix.

L'hotel a fermé, ne gardant que la partie restaurant.... puis le restaurant a également cessé son activité. La diésélisation puis l'électrification de la ligne ont depuis longtemps remplacé les panaches blancs des trains à vapeur.


Petit souvenir d'une époque révolue, un ticket de quai qui permettait pour la somme de un franc d'accompagner ou d'accueillir un voyageur.



Une pratique qui a cessé dans les années 70. J'ai acheté ce ticket sur un site de vente aux enchères en Grande-Bretagne. Quel chemin parcouru pour finalement revenir à son point de départ !

lundi 14 juillet 2008

Très belle aquarelle

Il y a quelques mois, j'ai eu la chance de trouver une aquarelle de Poix sur un site de vente aux enchères du web.


Une mise à prix ridiculement basse (même pas le prix de l'encadrement) pour cette oeuvre d'un artiste signant du monogramme M.M
Les dimensions de la peinture sont de 40 x 30 cm, soit 60 X 50 avec le cadre.

Un réalisme saisissant bien que l'artiste ne soit probablement jamais venu sur le site. En effet, le plagiat avec cette carte postale ne laisse aucun doute à ce sujet.


Un tableau que j'affectionne tout particulièrement.

Société de Tir de Poix.

La ville de Poix-de-Picardie a eu son club de tir, qui si l'on en croit les cartes postales de l'époque attirait de nombreux membres.



Des assiettes de porcelaine reprenant une vue du viaduc ont été fabriquées au bénéfice de cette association sportive.





De la taille des assiettes à dessert, sans mention de l'endroit ou elles étaient fabriquées, nous en avions quelques rares exemplaires dans la famille, léguées par mon grand-père


J'ignore totalement quelle est l'origine du blason figurant sur la bannière, mais il est très éloigné de celui de Poix.




Un petit air de ressemblance avec cette carte


que l'artiste aura un peu interprêtée.

Un souvenir de famille thématique bien sympathique !

vendredi 20 juin 2008

La gastronomie (modifié le 20.06.08)

Au gré des brocantes et des achats sur les sites d'enchères, j'ai récolté içi et là quelques objets qui à l'instar des cartes postales retracent eux aussi l'histoire de notre ville.




Commençons par une carte postale de l'Hôtel de Paris.



Un petit zoom sur la façade de l'établissement

et un autre sur un détailIl s'agissait du pâtissier-traiteur GROLEZIAT dont j'ai retrouvé des menus de ses préparations



Ces deux menus sont signés GROLEZIAT, Patissier-Traiteur à Poix.





Visiblement on aimait la bonne chair dans les années 20. Les vins et liqueurs auraient pu être fournis par MITOIRE.




comme l'indique ce buvard. Et pour éliminer rien de tel qu'une soirée dansante et un grand bal

organisé à la salle des fêtes de Poix. Les commerçants locaux en ont profité pour faire de la réclame et André Groléziat a fait danser un tango à la propriétaire anonyme de ce carnet.




La soirée était animée par un groupe de Jazz local. JIM-WILL-BILL.

Je ne sais qui était Jim. Quant à Will, feu William Dinouart et son fils Bill , feu Billy Dinouart ils ont vêcu rue Notre Dame en face de la propriété d'un médecin également disparu.


On a pu voir que la gastronomie est depuis longtemps établie dans notre Cité. Elle y est même fêtée et accompagnée de souvenirs.





Un porte clefs finement gravé, mais aussi pour les 10 ans de la fête de la gastronomie, trois pièces de monnaie.

celle de 3 écusla 5 écus et enfin la rare 20 écus




Les deux dernières étaient présentées dans un boitier de prestige de velour rouge

Enfin, sans lien avec la gastronomie, le Pin's sorti en 1991 pour la virade de l'espoir


qui montre qu'on peut compter sur Poix et ses habitants quand il s'agit de se montrer solidaire.

samedi 7 juin 2008

Les promenades (mise à jour 07/06/08)

Enfouie au fond de la vallée de la Poix, notre ville bénéficie d'un écrin de verdure. Depuis quelques années hélas, le bois de Croixrault, défiguré par la rocade, clôturé par ses nouveaux propriétaires n'est plus ouvert au public.


Il reste cependant de nombreuses ballades agréables à découvrir ou redécouvrir avant que ces lieux ne soient totalement transformés en décharge comme le bois des Arbrisseaux.
Ce bois propriété du Duc de Mouchy s'étend de l'Eglise au viaduc, parallèle à la route d'Abbeville.
(le rond point était cerné de grands pins)


De belles allées permettent d'y passer un agréable moment. (Le chemin de droite conduisait au chateau, celui de gauche au rond point)
Hélas le "Rond Point" est régulièrement couvert de détritus. Les buches d'un vieux sapin abattu il y a plusieurs années y pourrissent lentement.



Autrefois des bancs de bois bordaient les allées.

L'allée de gauche rejoint le viaduc, celle de droite débouchait près du pont de chemin de fer en haut de la rue du général Leclerc

Les enfants du centre aéré y jouent encore parfois l'été.


Autre prompenade agréable; l'allée du Jeu de Paume.



A deux pas du centre ville, ce chemin permet de rejoindre le stade et Blangy-sous-Poix.


Un parcours du coeur y a été installé et vous mène jusque derrière l'ancienne laiterie.







La rivière est longée sur quelques centaines de mètres,





jusqu'au pont qui enjambe la Poix,


puis débouche sur le stade et le gymnase (les tennis ont été déplacés).


Quelques décennies plus tôt, un stand de tir y était implanté.

En poursuivant son chemin quelques vestiges de la source qui coulait encore il y a 30 ou 35 ans.


une partie des marches est encore visible.


Les moutons venaient s'y abreuver.



En continuant vers Blangy, les tribunes du champ de courses on résisté au temps.

vendredi 6 juin 2008

La maison de retraite.

Concernant cette première carte, il est difficile de la localiser. Son nom "les Aieules" peut laisser penser qu'il s'agissait d'une maison de retraite, mais était-ce vraiment le cas ?

J'ai interrogé monsieur Louis D., ancien secrétaire de mairie de Poix, érudit en histoire locale, qui n'a pû me renseigner à ce jour.
Un gendarme en retraite Claude D., ancien de la brigade de Poix, pense qu'il pourrait s'agir de la maison de briques qui se dressait face aux HLM jusque dans les années 70 et qui fut remplacée par les garages au bout de la rue du parc des Clairs Logis.


Si c'est le cas, elle n'avait plus usage de maison de retraite avant les années 70 puisque peu avant sa destruction, le bâtiment abritait des familles nécessiteuses.


La maison de retraite telle que nous la connaissons aujourd'hui , végétation en moins. Si je devais finir mes jours dans un tel établissement, je préfèrerais voir une basse-cour et un potager entretenus par les résidents à la place de ces pelouses.

lundi 26 mai 2008

Poix en Philatélie

Quelques lettres partant ou arrivant à Poix au fil du temps.
Le courrier le plus ancien que j'ai trouvé date de 1821, soit 28 ans avant l'avènement du timbre poste en France, apparu en 1849. A l'époque, le montant du port d'une lettre était calculé en fonction du poids mais aussi de la distance à parcourir. En outre, chose qui nous paraîtrait inconcevable aujourd'hui, c'est le destinataire qui en payait l'acheminement et non l'expéditeur.

Lettre de 1821
Cachet du type 2 utilisé de 1793 à 1826.

Lettre de 1822 Le même cachet du type 2.

Lettre du 27 août 1837, de Paris pour Poix.

Arrivée le 28 août 1837 à Poix.

sur laquelle est apposé un cachet de type 11 de 1833 dit à fleurons.

Lettre au départ de Poix en 1855, moins de 10 grammes . Petit cachet à date de type 15 avec annulation du timbre par petit chiffre 2482.
Lettre du 25 juillet 1859 de Poix pour Amiens., de 10 à 20 grammes. Cachet type 15, losange petit chiffre 2482 sur le timbre.

Lettre de Poix à Hornoy de 1860 toujours avec cachet petits chiffres pour annuler le timbre.

Lettre de Poix pour Paris, le 5 mars 1861. Cachet de type 15 et petit chiffre 2482. Un timbre humide publicitaire de l'épicerie faïencerie POLART-DECREPT. La maison POLART était située place du marché au Beurre (place du 11 novembre) en vis à vis de l'actuel salon de coiffure.

Lettre de Poix à Grenoble (Isère) du 23 avril 1863. Cachet de type 15 et gros chiffre 2916 annulant le timbre. La correspondance commerciale dans cette lettre est émouvante. Le commerçant Poyais fait part de ses difficultés financières à son fournisseur de gants et lui demande de reporter la traite du paiement de sa dernière livraison.

Lettre d'Amiens à Poix du 18 mars 1867, cachet de type 15.

Lettre de Grandvilliers pour Poix du 12 juin 1867, cachet de type 15

Lettre de Poix-de-la-Somme pour Amiens en date du 11 juillet 1867. Cachet de type 15 avec gros chiffre 2916 .

Cachet de type 15.

Lettre de Poix-de-la-Somme à Paris du 11 Juin 1872. Cachet de type 16 et gros chiffre 2916.

Carte postale commerciale (non illustrée, elles n'existaient pas encore) de Poix pour Amiens du 12 août 1887. Cachet de type 17 avec mention de la levée. Içi la septième. Lorsqu'on pense qu'il n'y a plus qu'une seule levée aujourd'hui. Elle a été distribuée à la première tournée. Et oui, à l'époque il y avait plusieurs distributions quotidiennes.

Le verso renseigne sur l'origine : la Brasserie Belhomme-Delépine à Poix.

Lettre de Poix au Havre du 9 septembre 1933, levée de 21 heures 15. (Vous avez bien lu 21 H15 !!!)

Cachet dit "horoplan" entre le type 27 et le type 28.

L'une de mes pièces préférées . Une lettre par avion du 27 juin 1952 de GAO au Soudan Français pour l'hotel du cheval blanc à Poix. Une chance que les timbres n'aient pas été décollés comme ce fut le sort de très nombreuses lettres des anciennes colonies françaises. En outre le transport aérien de cette époque devait être plutôt réduit.

Années 60, les oblitérations mécaniques font leur apparition. Une flamme présente les atouts de Poix : Son viaduc, son église avec ses remparts sur fragment de lettre du 5 novembre 1963.

Le cachet indique juste Poix et plus Poix-de-la-Somme.
Même empreinte le 8 septembre 1964 sur lettre au tarif des imprimés, affranchie d'une paire de blasons de Picardie.
Le 19 septembre 1976, un bureau temporaire est ouvert à Poix à l'occasion d'une manifestation sur les métiers d'art et artisanat Picards.

Je suppose que le club philatélique local était très actif .

Lettre recommandée avec accusé de réception . Départ de Poix du 22 janvier 1981. Cachet de type 30, et étiquette de recommandation. La commune s'appelle désormais Poix-de-Picardie. Finis les Poix-de-la-Somme ou les Poix antérieurs.

Autre cachet commémoratif, celui élaboré en hommage au capitaine Maurice Faÿ.


Chaque année, le 11 novembre, un jeune Poyais reçoit le Prix Faÿ au cours d'une cérémonie devant le monument aux morts. Ce prix récompense un garçon de Poix pour son travail scolaire, sa bonne conduite, sa politesse et son assiduité au catéchisme. Il est désigné par le maire de Poix, le directeur de l'école primaire et le curé.

Je ne sais pas si je réunissais l'ensemble des qualités requises, mais j'ai reçu ce prix en 1972 ou 1973 !

Cela dit, j'ai gardé durant très longtemps des relations avec Catherine Faÿ, la fille du Capitaine , dont l'état de santé ne permet plus les déplacements.

Lettre de Poix pour Moreuil, du 4 mars 1992. Oblitération mécanique. Flamme mentionnant Station verte de vacances et Fête de la gastronomie.


A la flamme des années 60 ont été ajouté le blason de la ville et son logo.

Prêt à poster illustré d'une aquarelle réalisée par le docteur Aubriot, représentant le chemin de Meigneux et l'Eglise.



Prêt à poster illustré du blason de la ville de Poix surmonté de sa devise.

Enveloppe destinée au port des cartes électorales. Tarif réduit spécial à ce type de plis 5 cents.

L'empreinte de la machine à affranchir s'est alourdie du logo "Station verte de vacances" qui fait double emploi avec la mention en toutes lettres en haut de la flamme. De plus en plus chargée la flamme en devient opaque.

Timbre humide officiel de la ville de Poix, la déesse assise.
Lettre de Poix pour Noailles du 5 mars 2007. Nouveau cachet double cercle.


L'une des dernières marque d'affranchissement permettant de localiser la commune ou la lettre a été postée. Avec le nouveau système Néopost des centres de tris interdépartementaux, les collections marcophiles sont en voie d'extinction.

mardi 20 mai 2008

Panoramas et vues aériennes

Poix la Coquette

Nichée au coeur de la vallée de la Poix, la ville fut photographiée sous tous les angles. Le développement de l'aviation aidant, des vues aériennes des années 20 complètent le tableau.



Le point haut permettant la "meilleure" vue de Poix se trouvant au bois du Frier, de nombreux clichés y ont été tirés. La végétation diffère selon les saisons et les époques. L'église est tantôt visible, tantôt dissimulée derrière les arbres.

Une carte utilisée en 1912 met en scène deux aéroplanes. La vue est pourtant elle aussi prise du Frier.

Dans les années 20, une série de cartes bilingues nommées PARIS-LONDRES en avion présente différentes vues de Poix.


Au dos, elle sont libellées : "" Poix, riant petit village à l'entrée du département de la Somme. Vous apercevrez de loin son viaduc.""

Il est amusant de voir au premier plan à gauche une zone cultivée. Il s'agissait de jardins potagers. Simon Desjardins qui tenait la station essence de la route d'Abbeville (actuel restaurant des Arbrisseaux) en cultivait une parcelle.


Cette carte utilisée en 1955 montre la reconstruction de Poix. Le tour de la place est tel que nous le connaissons aujourd'hui. En revanche la rue Saint Denis et la rue Porte Boiteux sont en chantier.

Les cartes qui suivent sont plus récentes, probablement des années 60, 70.


La rue Saint Martin et la route de Forges

Le chemin de Meigneux. Sur ce plan nous aurions aujourd'hui une zone pavillonnaire et le supermarché.




Vues du centre et de la place de la République .



La route d'Eplessier et la colonie de vacances (qui servit d' annexe du collège). Il y a fort à parier que de nombreux gamins qui séjournaient choisissaient cette carte pour écrire à leurs parents.

L'hotel de ville

Symbole républicain au coeur de la vie de la Cité, l'hotel de ville.




Autrefois, la mairie de Poix-de-la-Somme, se situait en haut de la rue Saint Denis à la croisée des route Nationales de Paris-Boulogne et Amiens-Rouen.


Il s'agissait d'un édifice très élégant à un étage surmonté d'un clocheton où trônait une horloge de belle taille. Je suppose qu'une cloche Républicaine devait y sonner en réponse aux fontes cléricales de l'Eglise Saint Denis.

Les jeunes conscrits y passaient le conseil de révision en vue de vérifier leurs aptitudes au service militaire.


L'hôtel de ville rasé, fut un temps remplacé par la Perception. L'étroitesse des trottoirs faisait craindre le pire jusqu'à la création de la rocade. Les poids lourds qui se dirigaient vers Rouen avaient souvent les roues des remorques qui montaient sur le trottoir. Les Poyais manifestèrent dans les années 70 pour la création de la déviation. Enfant, je me souviens avoir participé à un "sitting" sur la "Nationale", face à l'actuelle mairie. Dans les années 1900, un bourrelier semblait ne pas manquer de travail sur la droite de la route. Un magasin LA RUCHE PICARDE puis un Photographe occupèrent ces locaux devenus maintenant une maison d'habitation.


Avant guerre, la circulation n'était constituée que de charriots attelés de chevaux. Une belle maison à encorbellements faisait face à l'actuelle boulangerie rue Saint Denis.

Le carrefour des RN1 et RN 29 avec en second plan l'hôtel du Cheval Blanc. La maison mitoyenne à la mairie existe toujours. Une rumeur a circulé disant que si elle n'avait été la propriété d'un notaire adjoint au Maire de Poix de surcroit, elle aurait été détruite pour réaménager le carrefour et élargir les trottoirs. Restaurée il y a quelques années, les fenêtres donnant sur le jardin se sont fardées de jolies couleurs chaudes et romantiques.

Un début d'éclairage public de part et et d'autre du porche d'entrée.

Quelques années ont passé. L'électricité à fait son apparition remplaçant les becs de gaz. La circulation automobile a fait son apparition. Un garage Renault était implanté face à la Justice de Paix.



Dans les années soixante un nouvel hôtel de ville est construit rue du Docteur Barbier . La ville s'étant étendue, l'édifice est agrandi dans les années 90, mais plus aucune carte postale ne vient le constater.

lundi 19 mai 2008

Ses Places

L'un des attraits de Poix-de-Picardie, c'est l'espace ouvert qu'offre ses places en centre ville. Peu de communes de cette taille ont ainsi un espace aéré, lumineux et accueillant en plein coeur de ville.

Un voyage dans le temps va nous montrer le centre ville à différentes périodes du XX° siècle.


La place de la République s'appelait la Grande Place ou Place du Marché. Une grande halle trônait en son centre.



Le pont du barrage aux truites , de taille réduite permettait aux animaux de s'abreuver.


Le niveau de la Poix ne semble pas beaucoup plus vaillant qu'actuellement.



Quelques années plus tard, le pont est élargi et les berges maçonnées. Terminé l'accès du bétail.

Les problèmes de stationnement n'étaient pas encore une préoccupation... et les arrêts en double file ne gênaient guère.

Le chef lieu de canton connaissait une activité soutenue avec ses foires et marchés.

Poix dédiait son centre ville à ces différentes activités commerciales avec une place du Marché, une place du marché au Beurre et une place du marché aux Veaux.

à la croisée desquelles s'élevait une superbe halle couverte.

La petite place se nommait alors place du marché au Beurre. Cette carte me tient particulièrement à coeur puisqu'on y voit l'épicerie de mes arrières grands-parents puis grands -parents.
Située à l'emplacement de l'actuelle étude notariale, à droite de l'ancienne Poste.


Certaines maisons n'ont pas changé, en particulier à gauche de la place. Le côté droit a été rasé et reconstruit.D'après cette carte, la rue du Petit Moulin qui fait l'angle de l'ancien magasin "Daniel" n'existait pas.

En revanche les maisons de ce côté de la rue n'ont quasiment pas changé. J'ai habité quelques années celle du fond à gauche.

Le 2 août 1920, la place du marché au beurre devient la place du 11 novembre 1918. Le monument aux morts est inauguré en grandes pompes.

Poix rend hommage à la mémoire de ses enfants morts à la guerre. Le soldat de 1° classe Laffite André, matricule 76, fut fauché par la mitraille allemande à Alveringhem en Belgique, le 5 novembre 1914 à 21 heures. Il y repose avec ses compagnons d'infortune du 8° bataillon de Chasseurs à Pied, première compagnie. Son nom gravé sur le monument de Poix est tout ce qui reste du jeune frère de mon grand-père. Il n'avait pas beaucoup plus de 20 ans.


Les abords du monument ont été protégés de grilles. On aperçoit la fenêtre de ma chambre d'adolescent au premier étage de la maison au fond à gauche de la place.



La place du marché aux veaux avec et sans personnages. Une vue qui rappelle singulièrement celle qui nous était offerte quand la salle des fêtes a été rasée. Quelle perspective !!! S'il m'avait été donné de décider, j'aurais réinstallé une halle pour les marchés dominicaux et déplacé la salle des fêtes vers les hauteurs de la zone artisanale.
Içi, l'éditeur la baptise place du marché aux Chevaux !!! et ce n'est pas fini

Sur cette vue ou se dresse l'actuelle Poste et la perception, l'endroit a pris de le nom de place du Franc Marché.

Sous un autre angle et plus récemment, la Poste fait face au square du Docteur Lourdel.

Aux abords du Trianon cinéma, un autre abreuvoir à bestiaux . Les haras se tenaient à proximité. Il en subsiste des bâtiments à l'entrée du chemin de Meigneux.

Mais venons en à une période plus proche de nous.

Après la seconde guerre mondiale, la ville fortement détruite renaît de ses cendres une fois de plus. ET SEMPER MANET !

La salle des fêtes remplace la halle,

mais des couverts sont prévus pour abriter les commerçants les jours de marché.
La ressemblance avec la toute nouvelle construction est évidente, la lourdeur en moins. La nouvelle salle est certes superbe, mais prend trop de place, tant en largeur que sur le jardin public ou trône une énorme et ideuse cuve à gaz et un non moins laid transfo-électrique. Qui en apprécie l'esthétisme ?

Les aménagements se sont poursuivis, le centre de la place a été réhaussé, des bordures en ont délimité le périmètre.

Et petit à petit, le stationnement est devenu un problème.

dimanche 18 mai 2008

L'Eglise Saint Denis

Comme chaque Poyais j'ai toujours vu l'Eglise Saint Denis surplomber la Cité. Je l'ai fréquentée pendant mes années "Chorale" et ne l'ai réellement découverte qu'assez récemment lors d"une visite guidée par madame Rose-Marie DENIER.

J'ignorais qu'une telle visite y fut organisée l'été. Je n'ai pas été déçu loin de là. Je trouve vraiment dommage que madame DENIER ne publie pas le résultat de ses recherches. C'est tout simplement passionnant.


L'Eglise Saint Denis : L'accès aux piétons se fait par la rampe qui démarre du presbytère,


longe les remparts restaurés il y a quelques années...

(Au début du XX° siècle, les photographes préféraient les cartes avec animation. )
Un accès ancien par la rue Porte-Boiteux a été réaménagé dans les années 70.

quand les vieilles maisons ont été remplacées par un jardinet,
offrant une superbe perspective aux yeux du promeneur.
Un air de ressemblance avec ce dessin de DUCOURTIOUX qui orne des enveloppes récentes.


Sur la seconde volée de marches, le remarquable porche offre une vue inégalée sur la façade de l'ancienne gendarmerie qui sera peut-être un jour remise en état. ( Dommage qu'un tel symbole républicain ne soit pas conservé par la commune. Un tel édifice avec ses jardins aurait pu accueillir une crèche, une maison des associations, un musée, une galerie... mais revenons en à l'Eglise )

Les trois cartes qui suivent montrent l'église depuis le cimetière. Elles permettent de voir l'évolution de ce lieu de recueillement au fil des années. Il y a un siècle, la végétation recouvrait les tombes et les allées que nous connaissons aujourd'hui.



Le portail a également inspiré les photographes. Plusieurs cartes en ont été tirées : Vue latérale avec la porte du clocher dans l'angle.

Une vue de face.

Une autre latérale datée 1907 . Remarquez les mauvaises herbes qui poussent au pied des marches.

Au siècle dernier, l'accès au cimetière était fermé par une grille. Les ferrures qui la supportaient sont encore visibles.


L'intérieur a profondément changé. Les grilles qui fermaient le choeur ont disparu, tout comme les immenses candélabres et les vitraux du coeur.

Cet agrandissement nous laisse entrevoir ces merveilles anéanties. Les bombardements Allemands qui ont atteint l'église en 1940 et interdit son utilisation jusqu'en 1961 y sont probablement pour quelque chose.Cet élément décoratif nommé "crypte" sur la carte est situé face aux orgues. Un pierre sculptée montrant les chateaux de Poix et Famechon y est insérée.



Personnellement, je préférais la décoration avant destruction.


Nous avons la chance d'avoir un magnifique édifice religieux par son architecture et ses dimensions mais remplacer les ardoises cassées par des caméras n'empêche pas l'eau de rentrer et de s'attaquer à la charpente.

lundi 12 mai 2008

Le cardinal

Ce restaurant fit longtemps la notoriété gastronomique de notre ville... Du temps ou la départementale 901 s'appelait fièrement Route Nationale 1.

De nombreux hotels, restaurants et auberges bordaient cet axe routier



Situé à l'angle de la Place de la République et de la Place du marché au Beurre.

Et les trottoirs, domaine public, n'étaient pas encombrés d'une véranda à usage privé.





Quelques années plus tard, la ville honorait ses morts pour la France et la place prenait le nom de Place du 11 novembre 1918.

Dans les années 50, les fenêtres ont laissé la place à de larges baies vitrées.

Le Cardinal est le dernier hôtel de la place où il a quelques années encore existaient en plus l'hôtel de Paris et l'hôtel de la Poste.

mercredi 7 mai 2008

Le tour des ponts, une ballade

Sujet curieux ? Et pourtant combien notre ville compte-t-elle de ponts ?
Quelques uns ont été photographiés.

Il y a bien sur le Viaduc avec cette jolie vue prise depuis la route d'Abbeville
et cette autre prise des Arbrisseaux.

A quelques pas, le pont de la route départementale qui surplombe la voie ferrée

depuis le bois de Croixrault ,
et sur le pont.
En descendant l'avenue du Général Lerclerc, un chemin au niveau du calvaire :

amène à la passerelle,


qui permettait de rejoindre Croixrault par le bois.

Et puis bien sûr le pont Saint Martin, probablement le plus représenté sur cartes après le viaduc.

Le vieux pont avant que la place ne soit recouverte.

Lorsqu'un accès était réservé au bétail pour qu'il s'abreuve. (Poix avait un marché aux veaux).

Plus contemporain , quasiment dans sa forme actuelle.


L'allée de la source déjà dessinée sur les berges, nous amène à la passerelle du jeu de paume

devenue un pont maçonné



Je n'ai pas trouvé à ce jour de carte montrant le pont du chemin de fer de la route d'Amiens, ni celui de Mennevillers près de la Gendarmerie, ni le pont d'Eplessier, ni le pont de la Poix route de Blangy ... ni bien sur car trop récent, celui de la rocade sur la route d'Abbeville.

En ai-je oublié ?

Le viaduc - 1° partie intact et fonctionnel -

"Monument" qui caractérise Poix-de-Picardie avec son église : Son viaduc de briques rouges très peu courant dans nos régions dont le relief ne dépasse pas quelques dizaines de mètres.

Près de 250 mètres de longueur pour une hauteur maximale de 33 mètres, il se dresse sur la vallée depuis 1866. (source Racines)

De nombreuses cartes postales ont montré le viaduc. En voici quelques unes :

Parmi les plus anciennes cartes illustrées, elle date de 1901. Le cliché est pris du début de la rue du Viaduc.

Belle vue prise du bois du Frier. Le photographe est monté dans un sapin pour l'obtenir. Il s'agissait de Désiré Vasseur dont certain d'entre vous se souviennent probablement sinon comme photographe, de part sa fonction de gestionnaire de la cantine du collège des Fontaines ou de président de l'association des anciens combattants et prisionniers de de guerre.

Cette vue plus ancienne a il me semble été prise de l'extrémité du bois des arbrisseaux. A peu de choses près de l'endroit où se dresse aujourd'hui le cimetière militaire.

Le charme que dégage cette vue tirée du chemin du bas des arbrisseaux aujourd'hui presqu'impraticable a inspiré un peintre qui signait M.M. Il en a laissé une superbe aquarelle dont je suis l'heureux possesseur.

Une vue aérienne des années 50.

Vue latérale prise des hauteurs près de la cartonnerie.
Romantique, sur l'autre versant dans les pommiers en fleurs. Des jardins potagers ont désormais remplacé ce verger.
A cet emplacement doit se tenir la résidence surnommée "Vanille-Fraise" en raison des couleurs de ses enduits.

Carte moderne en couleur. Hélas, il n'y a plus de création de cartes postales de nos jours.

Cette vue est prise de la vallée en regardant vers Poix qui se tapit dans la brume. On devine l'église sous la 4° arche en partant de la gauche.


L'urbanisation a fait son oeuvre, ce champ est devenu un lotissement pavillonnaire. De ces bâtiments, il ne demeurait que quelques ruines d'une grange dans mon enfance.
Depuis la route d'abbeville la vue est presqu'identique. La végétation a prospéré. Pendant un temps il y eut un terrain de moto cross sur ce coteau.

Les premières cartes colorisées font leur apparition à la fin des années 50.

Oh oui, j'oubliais !!! Ce superbe ouvrage est destiné à faire passer les trains sur la voie Amiens-Rouen


Hier à vapeur, puis diesel, maintenant électriques ,

même s'il n'y a plus de gare, les trains passent toujours à Poix. Ce ne fut pas toujours le cas. Je vous invite à consulter la seconde partie consacrée au Viaduc de Poix-de-Picardie.

La Maison Blanche

Etant gamin j'entendais aux informations parler de la Maison Blanche. Celle-ci étant la seule maison blanche que je connaisse, elle n'en était que plus mystérieuse.

En fait, c'est la maison du principal du collège, qui à l'origine était dotée d'un toit. Ce toit fut supprimé lors de la construction du Collège des Fontaines dans un soucis d'harmonie architecturale (sic) !


Cette belle propriété a été photographiée pour plusieurs cartes postales. Toutefois, elles sont plus fréquentes sans aucune mention de leur localisation à Poix. Il s'agissait d'une résidence de vacances du pensionnat de la Sainte Famille d'AMIENS.

" Beauséjour", poétique non ?

Les sublimes jardins arrières ont disparu pour aménager la cour du collège.

La pension religieuse organisait des processions. La grotte abritée dans un bosquet le long de la rue des fontaines (face à l'actuel gymnase) au fond du parc de la propriété existait encore il y a une vingtaine d'années. Qu'est-elle devenue lors de la dernière restructuration du collège ?